La greffe rénale que va t-il se passer ?

Avant la greffe

Pendant la greffe

Après la greffe

Regarder la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xca3cr_egire-2009-7-8-etats-generaux-de-l_lifestyle

On devrait parler de transplantation et non de greffe, celle-ci ne concerne que le visage. Une transplantation rénale (ou greffe de rein) doit être envisagée dans tous les cas d'insuffisance rénale terminale, sauf chez les patients exposés à une autre maladie mettant en jeu le pronostic vital. La greffe rénale est à présent une procédure courante : chez tout enfant âgé de > 6 mois, présentant une insuffisance rénale, la greffe de rein est le traitement de choix. Une greffe réussie permet au patient l'abandon de longues dialyses et prend également en charge les autres fonctions métaboliques du rein (p. ex. la stimulation érythropoïétique et l'homéostasie calcique). La réussite de la greffe, c’est la compatibilité du rein du donneur ajouté au temps d’ischémie (temps où le rein n’est plus raccordé à un corps vivant), on ajoutera aussi le coup de patte du chirurgien (urologue ou vasculaire) et on oubliera pas le protocole qui est offert derrière comme traitement anti-rejet.

Dans ce cas et seulement dans ce cas si il y a rejet dans 90% des cas c’est parce que vous n’aurez pas suivi votre traitement immunosuppresseur. Faut s’accrocher vous êtes à vie sous médicaments, mais pratiquement en bonne santé (pour un bon moment).

"Je ré explique régulièrement aux patients les règles de répartition. Ils ont toujours l’impression qu’ils doivent monter en haut de la liste. Et en fait il faut leur expliquer que les règles de répartition sont faites en fonction de la répartition immunologique avec le donneur, en fonction de la différence d’âge entre le donneur et le receveur. On essaye qu’elle soit la plus courte possible", explique Catherine Fournier, infirmière coordinatrice de transplantation rénale à l’hôpital Necker à Paris. Même une fois la greffe réalisée, le parcours du combattant n’est pas terminé. Les greffés doivent apprendre à cohabiter avec un organe extérieur : "lorsque la greffe rénale est pratiquée, on ne pose pas le greffon au niveau du rein, mais sur l’abdomen. Il devient presque un personnage qui va entrer dans la vie du malade", affirme Josiane Patin, psychologue.

Depuis 1970, existe une carte de donneur. Elle n’est pas obligatoire mais elle permet d’affirmer sa position. La porter signifie que "j’accepte que le jour de mon décès, si les circonstances le permettent, on me prélève des organes pour greffer à des malades en attente". L’an dernier, 222 personnes sont décédées faute d’avoir été greffées à temps.
http://www.ha.ina.fr/video/CPB84053355/la-greffe-le-greffon-et-les-greffes-la-transplantation-renale.fr.html  (vidéo INA).

La greffe de rein (très complet) : http://repli.net/sujet/linsuffisance-renale/transplantation-renale

Le score : http://www.dailymotion.com/video/xhplmh_question-de-sante-le-score_tech Le cross match : http://www.dailymotion.com/video/xhploh_question-de-sante-le-cross-match_tech Dans un autre genre : La chirurgie : les reins et les voies urinaires
Lors d'une greffe rénale, on ne retire normalement pas les reins non fonctionnels (sauf infection ou cas particulier) : le nouveau rein est greffé plus bas dans l'abdomen. La durée de vie du greffon étant limitée, on peut procéder à plusieurs transplantations chez un même patient qui peut donc avoir 4 voire 5 reins.

La durée de vie du greffon (15 ans en moyenne) dépend de nombreux paramètres, mais généralement les greffons durent plus longtemps lorsqu'ils proviennent d'un donneur vivant que s'ils proviennent d'un donneur mort. Les progrès constants des traitements immunosuppresseurs ont déjà permis d'avoir des greffons fonctionnant pendant plus de 40 ans.
2011 un DVD en 1000 ex mis à disposition par la LRS - Rein échos (le parcours d'un patient candidat à une greffe rénale) on retrouve les vidéos sur Dailymotion « Rein échos ». Nos DVD ETP sont fournis aux établissements de santé.

Avant la greffe
La chronicité implique un traitement à vie. Que seul actuellement peut interrompre une greffe d'un rein. Un seul rein pouvant suffire à épurer notre sang. On recours pour cette transplantation à un donneur (d'organe) vivant ou décédé. Une fois transplanté l'insuffisant rénal chronique terminal ne recours plus à la dialyse tant que le rein de substitution épure suffisamment le sang du patient concerné. « Toutes les mesures possibles pour améliorer l’accès à la greffe et réduire le temps passé en dialyse devraient être mises en œuvre », dit l’InVS. une compatibilité de groupe sanguin et une compatibilité des groupes tissulaires HLA (Human, Leucocyt, Antigen).
Les facteurs déterminants la possibilité ou non d'une greffe sont :
· L'état de santé général
· Des antécédents cardiaques
· Des antécédents de problèmes circulatoires
· Des antécédents de cancer
· Les facteurs émotionnels et psychologiques
· La probabilité d'être capable de bien suivre le traitement médical ou non après la greffe
· L'obésité

Il y a deux types de transplantation rénale : le receveur reçoit le don d'un donneur décédé ou d'un donneur vivant

Liens avant la greffe
· Agence de la Biomédecine : http://www.agence-biomedecine.fr/agence/le-prelevement-et-la-greffe-bibliographie-selective.html
· Transplantation rénale et personne âgée : http://www.medix.free.fr/sim/traitement-dialyse-transplantation.php
· Vidéo greffe de rein (coût) : http://www.bonjour-docteur.com/actualite-sante-combien-coute-une-greffe-de-rein--328.asp?1=1
En France, 10.000 personnes sont en attente d’une greffe. Pourtant, les techniques de prélèvement sur les donneurs vivants progressent et sont de moins en moins traumatisantes.
· Reportage au sein d'une famille concernée en vidéo : http://videos.tf1.fr/jt-20h/greffe-du-rein-des-techniques-revolutionnaires-5768510.html
Liens avant la greffe
· Agence de la Biomédecine : http://www.agence-biomedecine.fr/agence/le-prelevement-et-la-greffe-bibliographie-selective.html
· Transplantation rénale et personne âgée : http://www.medix.free.fr/sim/traitement-dialyse-transplantation.php
· Vidéo greffe de rein (coût) : http://www.bonjour-docteur.com/actualite-sante-combien-coute-une-greffe-de-rein--328.asp?1=1
En France, 10.000 personnes sont en attente d’une greffe. Pourtant, les techniques de prélèvement sur les donneurs vivants progressent et sont de moins en moins traumatisantes.
· Reportage au sein d'une famille concernée en vidéo : http://videos.tf1.fr/jt-20h/greffe-du-rein-des-techniques-revolutionnaires-5768510.html

Pendant la greffe
L’implication du greffé dans la prise de ses médicaments et d’un suivi médical régulier lui permettra de maintenir la fonction de son greffon.
Autrement il s’assure d’un rejet à court ou moyen terme. Il lui faut donc un engagement ferme à se soigner car la greffe n’est pas une guérison, même si l’on retrouve une vie quasi normale. L’observance du traitement s’impose à tous sans exception.

Suivis après transplantation :
1. les principes généraux du suivi partagé au-delà de 3 mois après transplantation rénale
2. la surveillance de la fonction rénale,
3. le suivi immunologique,
4. le suivi du traitement immunosupresseur,
5. la prévention du risque cardio-vasculaire,
6. le suivi de la polyglobulie et de l'anémie,
7. le suivi carcinologique,
8. le suivi osseux,
9. le suivi infectieux,
10. le suivi urologique et chirurgical,
11. le suivi de la fonction sexuelle,
12. la contraception et la grossesse,
13. le suivi de la qualité de vie.

Maladie à risque aggravé de santé. Il y a de plus en plus de greffés rénaux et pas plus de médecins transplanteurs pour en assurer le suivi, cela peut devenir un problème. Pour les anti rejets il semble que l'on ne puisse pas utiliser n'importe quel générique fournit par le pharmacien. Il faut convenir avec son néphrologue des médicaments non substituables après greffe (bénéfices / risques et service médical rendu). Le médecin doit écrire sur son ordonnance à côté de chaque médicament ceux qui sont "non substituables.

Liens pendant la greffe
· Centres de greffe rénale : http://www.rein-echos.info/4.html
· HTA après transplantation rénale : http://www.medicalistes.org/spip/Hypertension-Arterielle-Apres
· Transplantation rénale médicaments : http://www.nephrohus.org/s/spip.php?article144#
· Médicaments immunosuppresseurs : http://chroniquessant.blogspot.fr/#!/2012/03/droit-de-retrait-droit-de-reponse.html
· Anticorps anti-HLA et greffe rénale : http://nephrohug.com/2011/06/25/anticorps-anti-hla-et-greffe-renale/

Après la greffe
Reste à comprendre comment distinguer une observance "bonne" d'une observance "moyenne" ou "faible" et pour quelles raisons certaines personnes négligent leur traitement.
Outre le rejet aïgu, le greffon soit pas érosion des néphrons et/ou récidive de la maladie rénale antérieure s’altère et un jour il faut songer au retour en dialyse. Parfois une nouvelle possibilité de greffe rénale redonnera un nouvel espoir.
Il est donc nécessaire de bien gérer son parcours d’insuffisance rénale chronique terminale, notamment si l’on est jeune et que la survie dépendra sur le long terme de plusieurs possibilités de greffes entre les passages plus ou moins long en dialyse.
Le (la) malade patient(e) est donc l’acteur de sa survie et sa connaissance (voir expertise) de sa maladie sera un précieux atout pour elle ou lui. Il faut quand on est jeune envisager une nouvelle greffe et donc se réinscrire en liste d’attente.

Liens après la greffe:
· Faut-il enlever un greffon qui ne fonctionne plus ? http://nephrohug.com/2010/02/25/faut-il-enlever-un-greffon-qui-ne-fonctionne-plus/
· Impact de la dialyse et de la transplantation rénale sur les conjoints : http://www.proximologie.com/downloads/Etudes/depliant_codit.pdf
· Deuxième avis médical : http://www.activ-sante.com/1.aspx
· Les autres greffes : http://www.novartis.ca/disease_conditions/fr/az/Transplantation.shtml
· Greffe hépathique : http://www.arcat-sante.org/Le_foie_en_partage
· Marche à suivre : http://www.rein-echos.info/8.html
· Cesser la dialyse : http://forum.doctissimo.fr/sante/insuffisance-renale/cesser-dialyse-sujet_1428_1.htm

TRANSPLANTATION RENALE TOUT SAVOIR :

La transplantation rénale est la plus fréquente des greffes. C’est aussi le meilleur traitement pour les malades dont les reins ne fonctionnent plus et dont le nombre s’accroît régulièrement. 29% des français ont dans leur entourage au moins une personne touchée par une maladie rénale. Greffe de vie Nous avons dix fois plus de chance d’être receveur que donneur

Les organes prélevés sont greffés à des receveurs inscrits sur la liste nationale d’attente de greffe, en fonction de critères prenant en compte notamment le groupe sanguin, la compatibilité tissulaire* entre le donneur et le receveur, la différence d’âge, les caractéristiques immunologiques du receveur et la durée d’attente. Ces règles de répartition sont arrêtées par le ministre de la santé et publiées au Journal officiel.

La durée d’attente du receveur dépend de plusieurs éléments : les critères médicaux propres au malade comme par exemple son groupe sanguin, et aussi l’activité de prélèvement dans chaque région. Il est parfois possible de réaliser la greffe au stade terminal de l'insuffisance rénale avant la dialyse : on parle alors de greffe préemptive. Cette possibilité comporte de nombreux avantages personnels, sociaux et économiques pour le malade. Du point de vue médical, ce type de greffe donne de meilleurs résultats que les greffes qui sont réalisées après une période de dialyse.

De manière générale, on sait aujourd’hui que plus la période de dialyse est courte, plus les chances de succès de la greffe sont élevées.
Le prélèvement d'un rein en vue d'une greffe s'appelle une néphrectomie. C'est une intervention chirurgicale couramment pratiquée.
Sa réalisation nécessite dans tous les cas une anesthésie générale.
L'équipe chirurgicale présente les deux techniques existantes au donneur et lui fait part de la technique retenue :
• la technique classique : l’incision est réalisée en face du rein, la cicatrice est soit sur le côté, soit sous les côtes ;
• la technique par coelioscopie (ou laparoscopie) : l’opération est réalisée par vidéo assistance en
pratiquant plusieurs incisions pour introduire le système optique et les instruments, et une incision complémentaire dans le bas du ventre. Les douleurs post-opératoires sont soulagées efficacement par des médicaments. La durée de l’hospitalisation varie entre 3 et 10 jours, en fonction de l’état de santé du donneur.
Un suivi médical est recommandé, comportant chaque année la prise de la pression artérielle, la mesure de la fonction du rein restant par le dosage de la créatinine dans le sang, et la recherche d'albumine dans les urines.
Les résultats de ces examens annuels sont transmis à l’Agence de la biomédecine, qui gère un registre relatif aux donneurs vivants d’organes*, mis en place en mai 2004.
Ces données font l’objet d’un traitement informatique. Elles sont nécessaires pour mieux connaître le devenir des donneurs vivants.

Les résultats globaux d’une greffe à partir de donneur vivant sont excellents. Mais la possibilité d’un échec de la greffe, même survenant tôt, ne peut pas être écarté. Sur 100 greffes réalisées, quatre s’arrêtent de fonctionner avant un an. Enfin, pour certains patients, la maladie rénale peut se reproduire sur le rein greffé.

Dialoguer librement
La seule « bonne décision » est celle qui semblera la plus naturelle et la plus acceptable au donneur comme au receveur. L’un et l’autre doivent pouvoir en parler facilement et effectuer le cheminement qui les y conduira ensemble, et dans la sérénité.

Bien s’informer pour comprendre
La personne qui consent à donner un de ses reins doit être apte à comprendre les implications de son geste. Elle doit être pleinement volontaire et informée de façon détaillée des risques qu'elle court.
Elle doit être également informée des risques et des bénéfices attendus chez le receveur, et des autres possibilités de traitement.

Etre motivé
La volonté et la motivation sont des éléments importants qui interviennent dans la décision de réaliser une greffe à partir de donneur vivant

Lexique :

Anticorps : Ce sont des protéines contenues dans le sang, dont le rôle est de détruire les bactéries, les virus ou les parasites qui pourraient mettre l’organisme en danger. Malheureusement, ils identifient aussi l’organe greffé comme une substance étrangère à l’organisme qui peut être dangereuse et à laquelle ils vont s’attaquer.

Compatibilité tissulaire : voir compatibilité HLA.
Compatibilité HLA : HLA signifie « Human Leucocyte Antigen ». Ce sont des protéines situées sur tous les tissus dont le rein et sur la surface des globules blancs du sang. Une prise de sang suffit pour effectuer un typage.
C’est une partie de notre carte d’identité génétique, qui constitue un système très compliqué. Le nombre de combinaisons possibles est de plusieurs millions, ce qui rend difficile une compatibilité parfaite entre le donneur et le receveur.

Groupes sanguins ABO :

Cross-match : Le test du cross-match est un examen de laboratoire qui consiste, avant
la greffe, à mettre en présence les globules blancs isolés du sang du donneur avec le
sérum isolé du sang du receveur. On détecte ainsi la présence éventuelle d’anticorps chez
le receveur qui sont dirigés contre les groupes tissulaires HLA du donneur. Dans ce
cas, le test est positif et la greffe n’est pas possible.
Immunosuppresseur (voir aussi rejet) :

Les immunosuppresseurs sont des médicaments qui diminuent l’activité du système immunitaire, qui est le système de défense de l’organisme. Ainsi, en abaissant la vigilance de l’organisme vis-à-vis des agents infectieux (bactéries ou virus) et des cellules étrangères du rein greffé, ils diminuent la fréquence et la gravité du phénomène de rejet. Ils doivent être prescrits sans interruption pour permettre la tolérance du rein greffé.

Mort encéphalique : La mort encéphalique désigne la cessation irrémédiable de toutes les activités du cerveau, alors que la respiration et les battements du coeur peuvent être maintenus
artificiellement par des techniques de réanimation, en vue d’un prélèvement et ce, pendant une durée limitée.

Registre relatif aux donneurs vivants d’organes :
L’Agence de la biomédecine garantit aux donneurs vivants la confidentialité dans
l’utilisation de ces données et respecte les obligations de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés (CNIL). Les résultats statistiques issus de ce registre sont toujours présentés sous forme anonyme.
Aucune donnée nominative ne peut être communiquée à l’extérieur de l’Agence de la
biomédecine. La gestion du registre relatif aux donneurs vivants se fait également avec la
plus grande transparence. A chaque visite, le donneur vivant peut refuser que ces informations soient communiquées à l’Agence de la biomédecine, et cette décision ne modifiera en aucune manière la prise en charge médicale de l’équipe qui le suit.
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978, le donneur vivant bénéficie d’un droit d’accès et de rectification

Une personne de groupe
Peut recevoir un rein de groupe :
Peut donner un rein à une personne de groupe :
O O O, A, B, AB
A A, O A, AB
B B, O B, AB
AB O, A, B, AB AB


Ce document a été réalisé avec la participation de la Société Francophone de Transplantation, de la Société de Néphrologie, de l’Association Française d’Urologie et de la Fédération Nationale d’Aide aux Insuffisants Rénaux.
Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez aussi contacter les équipes de l’Agence de la biomédecine en région : Interrégion Nord – Lille : 03 20 44 59 14 Interrégion Est – Nancy : 03 83 68 38 10 Interrégion Centre-Est / La Réunion – Lyon : 04 72 11 52 37/06/07 Interrégion Ouest – Rennes : 02 99 28 41 23 Interrégion Ile-de-France / Centre /
Les Antilles – Le Kremlin-Bicêtre : 01 58 46 15 40 Interrégion Sud – Marseille :
04 91 56 52 17/18 aux informations qui le concernent, en s’adressant directement ou par l’intermédiaire du médecin de son choix au directeur général de l’Agence de la biomédecine.

Christophe Legendre : En France, le délai d’attente pour recevoir un greffon provenant d’un donneur décédé est très variable d’un groupe sanguin à l’autre et d’une région à l’autre. Par exemple, en Ile-de-France, les personnes du groupe A ou AB attendent moins de deux ans ; celles du groupe O attendent un peu plus de trois ans et celles du groupe B un peu plus de cinq ans. L’attente s’explique par la pénurie de greffons. Un moyen de lutter contre cette pénurie serait de pratiquer davantage les greffes rénales à partir de donneurs vivants, ce qui est encore peu développé en France. Le don du vivant est réservé à la famille (surtout les parents, frères, sœurs) et au conjoint du malade. L’avantage pour le patient est d’être greffé avec un rein de qualité parfaite et parfois avant d’entrer en dialyse.

Suivi éducation patients greffé.
RECOMMANDATIONS AUX TRANSPLANTES http://spiral.univ-lyon1.fr/files_m/M6576/WEB/03-PARAMEDICAUX/recommandations_transplantes_em.pdf et http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2012/02/gc3a9nc3a9rique-champc3a9ry-2012.pdfhttp://vincentbourquin.files.wordpress.com/2012/02/gc3a9nc3a9rique-champc3a9ry-2012.pdf

Rejet : Le système immunitaire protège chaque individu contre l’agression de
nombreuses substances étrangères notamment les agents infectieux (bactéries
ou virus) mais aussi contre les cellules étrangères du rein greffé. La greffe active le
système immunitaire du receveur et déclenche une réaction en chaîne complexe
qui aboutit à la destruction de l’organe greffé, définissant le phénomène de rejet.


Le traitement anti-rejet
Les patients greffés cardiaques reçoivent à vie, un traitement de prophylaxie (prévention) du rejet, comprenant différents médicaments qui ont des modes d'actions complémentaires. Ce traitement anti-rejet rend malheureusement le patient plus sensible aux infections tant virales, bactériennes que fongiques (cfr Complications infectieuses).

Nous n'envisagerons ici que le traitement anti-rejet conventionnel, d'autres substances étant employées dans le postopératoire immédiat ou à l'occasion de rejets récidivants récalcitrants au traitement de première intention.

Actuellement, l'association la plus couramment utilisée est composée de ciclosporine (Sandimum® ou Neoral®), d'azathioprine (Immuran®) et de prednisone (Deltacortril®>ou Médrol). Cette trithérapie permet une protection efficace contre le rejet avec des doses réduites de chacune de ces drogues qui ont toutes des effets secondaires défavorables. Le Neoral® peut être remplacé par le Prograft® dans certaines tri-thérapies et le CellCept® être préféré à l’Immuran®.
La ciclosporine
La ciclosporine est le composant le plus important de ce régime immunosuppresseur.

Il a malheureusement quelques effets secondaires indésirables.
Relevons:
· un effet néphrotoxique favorisant l'apparition d'une hypertension artérielle chez pratiquement tous les transplantés,
· un effet hépatotoxique plus rarement observé,
· de l'acné,
· un tremblement gênant les gestes fins comme l'écriture,
· l’apparition ± fréquente de douleurs musculaires (crampes),
· la survenue d’insomnie, d’anxiété, de difficultés de concentration, de dépression,
· un hirsutisme ou développement excessif du système pileux,
· une hyperplasie gingivale ou croissance anarchique des gencives,
· un atonie gastrique les premiers mois entraînant une mauvaise vidange de l’estomac, responsable de nausées, de vomissements et de perte d’appétit,
· des troubles ioniques (hypomagnésémie, hyperkaliémie),
· une hypersensibilité au soleil (utilisez des crèmes à haut indice de protection !)

Tous les transplantés heureusement ne sont pas affectés de chacun de ces effets secondaires.
La ciclosporine est efficace pour autant qu'on atteigne un taux sanguin défini, relativement comparable d'un patient à l'autre. Pour l'obtenir, des doses orales différentes d'un patient à l'autre sont requises dans la mesure où cette molécule est plus ou moins facilement absorbée au niveau du tractus digestif et plus ou moins rapidement métabolisée (dégradée) par le foie.
Un contrôle du taux sanguin en ciclosporine sera fait lors de chaque prise de sang. Attention, il est important de ne pas prendre sa ciclosporine avant la prise de sang.
En cas de diarrhée ou de vomissement, le taux de ciclosporine dans le sang peut s’effondrer et réduire votre couverture anti-rejet. Une visite à l’hôpital s’impose d’urgence.

La cortisone
La cortisone (méthylprednisolone ou médrol et prednisolone ou deltacortril) est, elle aussi, responsable d’effets secondaires ± présents en fonction des doses reçues lors des traitements d’épisodes de rejets aigus et des doses d’entretien prises quotidiennement.
Citons :
· la rétention de sel (importance du régime sans sel) et d'eau jouant ainsi un rôle dans l'hypertension,
· l’apparition d'un déséquilibre du métabolisme des glucides pouvant conduire au diabète,
· la fuite de potassium (hypokaliémie) qui peut contribuer aux douleurs musculaires crampoïdes,
· les troubles digestifs voire les ulcères; la prise est donc conseillée en fin de repas et l'absorption d’antiacides parfois recommandée,
· une peau fragile et une mauvaise cicatrisation,
· une augmentation du tissu adipeux notamment au niveau des joues,
· la fonte musculaire,
· une fragilité des tendons (risque de tendinite et de claquage musculaire),
· la déminéralisation du squelette (cfr Ostéoporose p. 49); elle augmente donc le risque de fracture et peut notamment conduire à des tassements vertébraux,
· une irritabilité éventuellement accompagnée d’insomnie,
· la stimulation de l'appétit qui complique l'observance d'un régime raisonnable,
· le développement (rare) de cataracte pouvant être corrigée chirurgicalement.

L'azathioprine
L'azathioprine (Imuran®) est, par ses effets secondaires sur la moelle, responsable de la diminution du nombre de globules blancs. Elle peut-être responsable de nausées, vomissements et problèmes hépatiques.

Le Prograft®
Le PROGRAFT® (Tacrolimus) remplace le Néoral® dans certaine tri-thérapie. Comme le Néoral®, la dose journalière sera déterminée selon le dosage dans le sang nécessitant une prise de sang le matin, à jeun, avant la prise du médicament.
Des effets secondaires comparables à ceux du Néoral® sont observés comme une altération de la fonction rénale, des problèmes d’inappétence au cours des premières semaines, l’hyperkalièmie, l’hypomagnésémie, les tremblements des mains, des maux de tête, des jambes lourdes et plus rarement des douleurs articulaires. Le Prograft® altère le métabolisme du sucre … et peut provoquer l’apparition d’un diabète qui devra être traité par des injections d’insuline.

Le Cellcept®
Le CellCept (mycophénolate mofétyl)peut être associé soit avec le Néoral® et les corticoïdes, soit avec le Progaft et les Corticoïdes. Parmi ses effets secondaires, retenons la neutropénie et sur le plan digestif, la présence de diarrhées et de vomissements.

Remarques:
Le traitement immunosuppresseur vise a créer une imprégnation stable de l'organisme par les médicaments prescrits. Ceci veut dire ques les prises quatidiennes doivent être régulière et étalées dans la journée. Cependant, s'il vous arrive d'oublier une prise, aucune catastrophe n'est à prévoir et il ne sert à rien de doubler la prise suivante.
Il faut encore être conscient qu'il existe des interactions médicamenteuses qui peuvent modifier cette 'imprégnation'.
Ainsi, la prise de certains antibiotiques peut accélérer l'élimination de la ciclosporine et donc en réduire le taux sanguin ... de sorte que vous pourriez être insuffisamment couvert ! Dans ce cas, on vous demandera d'augmenter provisoirement la dose de ciclosporine quotidienne. Inversément, d'autres médicaments peuvent ralentir l'élimination de la ciclosporine, provoquer une augmentation de son taux sanguin et donc majorer ses effets secondaires. Il faudra alors réduire votre prise quotidienne.

Il faut donc proscrire toute automédication et demander à votre médecin généraliste de se mettre en rapport avec votre centre de référence avant de vous prescrire un nouveau médicament.
Outre les interactions médicamenteuses, il existerait des interactions alimentaires ! Ainsi, la consommation de pamplemousse en fruit ou en jus modifie (allonge) la durée d'action du Néoral® et du Prograft® et donc augmente leur taux sanguin. A moins d'imaginer une consommation quotidienne et dosée de pamplemousse, il semble donc qu'il vaille mieux s'abstenir de la consommation de ce fruit sous-peine de dosages aléatoires du Néoral® ou du Prograft® dans votre sang et donc de difficultés pour le médecin de prescrire correctement votre traitement anti-rejet.
Le traitement de l'hypertension artérielle

Les diurétiques
Ils provoquent une élimination rénale accrue d'eau et de sels et de ce fait réduisent le volume plasmatique et la tension artérielle. Ils peuvent induire des désordres ioniques (trop peu de potassium ou de magnésium dans le sang) provoquant (?) notamment des douleurs crampoïdes. Ils ont également un rôle vasodilatateur périphérique.

Les Bêtabloquants
Ces agents ralentissent la fréquence cardiaque, diminuent la contractilité du myocarde et réduisent la tension artérielle systémique, tant au repos qu'à l'effort.
La prise de ß-bloquants peut s'accompagner d'effets secondaires comme la fatigue, les extrémités froides, des troubles digestifs et parfois l'impuissance sexuelle.

Les inhibiteurs calciques
Les inhibiteurs calciques, introduits plus récemment dans le traitement de l'hypertension, agissent comme vasodilatateurs artériels, veineux et coronaires. Ils favorisent également l'excrétion de sodium (sel) et d'eau. Ils sont pratiquement dépourvus d'effets sur la contractilité et le rythme cardiaque. Ils sont parfois responsables d'oedèmes des membres inférieurs et de céphalées.

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC)
Ces substances, introduites plus récemment dans l'arsenal thérapeutique, inhibent l'enzyme plasmatique de conversion de l'angiotensine I en angiotensine II, puissant vasoconstricteur (et donc hypertenseur) à la fois artériel, veineux et coronaire. L'angiotensine II, en outre, stimule la production d'aldostérone par la surrénale, elle-même responsable d'une rétention hydrosodée. De plus, l'angiotensine II stimule les centres de la soif et la sécrétion d'ADH par la post-hypophyse. Son inhibition joue donc un rôle fondamental dans la lutte contre l'hypertension. Les IEC s'accompagnent de peu d'effets désagréables en dehors d'une éventuelle toux sèche. Ils auraient un effet protecteur du rein dans le cadre d’une insuffisance rénale.

Attention aux risques de cancers liés aux anti-rejets, soyez vigilant (malgré bientôt 3 plans cancers : 365 000 nouvelles personnes atteintes par an et plus de 147 000 décès en 2011

Rappel :

Organisme Intitulé N°de rue Adresse Complément d'adresse Code Postal Ville Pays N° tél

Hôpital Pellegrin Secrétariat du Service Transplantation Rénale Place Amélie Raba-Léon 33076 BORDEAUX CEDEX FRANCE 05 56 79 55 38

Hôpital Gabriel Montpied Secrétariat du Service Transplantation Rénale 58 Rue Montalembert 63003 CLERMONT-FERRAND Cédex 1 FRANCE 04 73 75 14 25

C.H.U. Secrétariat du Service Transplantation Rénale 2 Bd du Maréchal Delattre de Tassigny BP 77908 21079 DIJON CEDEX FRANCE 03 80 29 34 34

CHU BREST - HOPITAL DE LA CAVALE BLANCHE Secrétariat du Service Transplantation Rénale Bd Tangui Prigent 29609 BREST CEDEX FRANCE 02 98 34 70 74

Secrétariat du Service Transplantation Rénale 2 Rue Henri Le Guilloux 35000 RENNES FRANCE 02 99 28 42 41 C.H.R. Bretonneau Secrétariat du Service Transplantation Rénale 2 Boulevard Tonnellé 37044 TOURS CEDEX FRANCE 02 47 47 82 29

HOPITAL MAISON BLANCHE Secrétariat du Service Transplantation Rénale 45 Rue Cognacq-Jay 51092 REIMS CEDEX FRANCE 03 26 78 37 02

C.H.U. HOPITAL ST JACQUES Secrétariat du Service Transplantation Rénale 2 Place Saint Jacques 25030 BESANCON CEDEX FRANCE 03-81-21-81-97

Hôpital Henri Mondor Secrétariat du Service Transplantation Rénale 51 Avenue du Maréchal Delattre de Tassigny 94010 CRETEIL FRANCE 01 49 81 24 53

Hôpital Européen Georges Pompidou Secrétariat du Service Transplantation Rénale 20 Rue Leblanc 75015 PARIS FRANCE 01 56 09 20 00

Hôpital Necker Secrétariat du Service Transplantation Rénale 149 Rue de Sèvres 75743 PARIS CEDEX 15 FRANCE 01 44 49 54 41

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière Secrétariat du Service Transplantation Rénale 47 Boulevard de l'Hôpital 75013 PARIS FRANCE 01 42 17 72 05

Hôpital Saint Louis Secrétariat du Service Transplantation Rénale 1 Avenue Claude Vellefaux 75010 PARIS FRANCE 01 42 49 93 37

Hôpital Tenon Secrétariat du Service Transplantation Rénale 4 Rue de la Chine 75020 PARIS FRANCE 01 56 01 60 29 Hôpital Robert Debré Secrétariat du Service Transplantation Rénale 48 Boulevard Serurier 75019 PARIS 01 40 00 24 55 Hôpital Foch Secrétariat du Service Transplantation Rénale 40 Rue Worth 92151 SURESNES FRANCE 01 46 25 20 86

Hôpital Lapeyronie Secrétariat du Service Transplantation Rénale 371 Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 MONTPELLIER CEDEX 5 FRANCE 04 67 33 86 37

Hôpital Universitaire DUPUYTREN Néphrologie 2 Avenue Martin Luther King 87042 LIMOGES CEDEX FRANCE 05 55 05 61 89 Néphrologie- Hémodialyse Hôpital d'Adultes de Brabois Avenue de Bourgogne 54511 VANDOEUVRE LES NANCY FRANCE 03-83-15-35-33

CHU Rangueil Secrétariat du Service Transplantation Rénale 1 Avenue Pr. Jean Poulhes 31403 TOULOUSE CEDEX 9 FRANCE 05 61 32 25 84 C.H.R.U. LILLE Clinique de Néphrologie-Hôpital Calmette 4ème étage Secrétariat du Service Transplantation Rénale Boulevard du Pr. J. Leclerc 59037 LILLE CEDEX FRANCE 03 20 44 50 00

C.H.R.U. Secrétariat du Service Transplantation Rénale Avenue Côte Nacre BP 95182 14033 CAEN CEDEX 5 FRANCE 02 31 27 23 51

CHU Bois Guillaume Pavillon de Néphrologie Secrétariat du Service Transplantation Rénale 76031 ROUEN CEDEX FRANCE 02 32 88 91 52

Centre Universitaire Hospitalier- Hôtel Dieu Secrétariat du Service Transplantation Rénale Place Alexis Ricordeau 44093 NANTES cedex1 FRANCE 02 40 08 74 53 C.H.U. Secrétariat du Service Transplantation Rénale 2 Place Victor Pauchet 80001 AMIENS CEDEX1 03 22 66 80 00

Centre Hospitalier Régional Universitaire Secrétariat du Service Transplantation Rénale 2 Rue de la Milétrie BP 577 86021 POITIERS CEDEX 577 FRANCE 05 49 44 44 44

Hôpital Pasteur Secrétariat du Service Transplantation Rénale 30 Avenue de la Voie Romaine 06000 NICE FRANCE 04 92 03 77 36

CHU Secrétariat du Service Transplantation Rénale Bd de la Chantourne 38700 LA TRONCHE FRANCE 04 76 76 94 68 C.H.U. Hôpital Edouard Herriot Secrétariat du Service Transplantation Rénale 5 Place d'Arsonval 69437 LYON CEDEX 03 FRANCE 04 72 11 02 29

Centre Hospitalier Lyon Sud Secrétariat du Service Transplantation Rénale 69310 PIERRE-BENITE FRANCE 04 72 67 87 09 C.H.R.U. - Hôpital Nord Secrétariat du Service Transplantation Rénale 42055 SAINT ETIENNE CEDEX 2 FRANCE 04 77 82 83 45


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