Greffe rénale

Travailler avec une maladie chronique : un guide de bonnes pratiques à destination des DRH

Une autre explication de la transplantation  ici : http://www.neosante.org/intensifs-transplantation-a04555028.htm

Greffe (transplantation) rénale :

Questions de Rein-échos au professeur Legendre de l’Hôpital Necker.

Attention droits de copyright (usage personnel en lecture seulement)

Paru dans Rein échos numéro 3

Rein-échos : Professeur, les internautes de rein échos net pensent manquer d’informations sur la greffe rénale et cela malgré Internet, est-ce selon-vous justifié ?

Professeur Legendre : Oui malheureusement car la réalisation et le déroulement d’une transplantation rénale sont des processus très complexes même lorsqu’il n’y a aucune complication. Les questions possibles sont donc multiples sur la douleur post-opératoire, les traitements immunosuppresseurs, la prise de boissons, les modifications du régime alimentaire, la durée d’hospitalisation, les éventuelles complications etc. Un certain nombre de ces points sont abordés lors de la ou des consultations pré-transplantation et une documentation écrite est remise aux patients. Il n’en demeure pas moins que tout ne peut être expliqué pendant le temps imparti et que la curiosité des futurs transplantés est légitime !

Ré : Pouvez-vous SVP développer pour nos lecteurs l’importance des avancées de la chirurgie vasculaire et urologique dans le cadre de la transplantation rénale, car on en parle trop peu… ? Est-ce devenu une opération banale pour les chirurgiens ?

Pr Legendre : La transplantation d’un rein n’est jamais une intervention banale ne serait-ce qu’en raison de son importance pour le patient ! En ce qui concerne la transplantation de reins de donneurs décédés, le principal changement est la qualité des artères des donneurs dont l’âge a considérablement augmenté tandis que , parallèlement l’âge des receveurs augmentait également. Il s’agit donc d’artères plus athéromateuses, plus calcifiées et donc d’une chirurgie plus difficile. De plus en plus de patients reçoivent des traitements anti-aggrégants qui favorisent la survenue d’hématomes post-opératoires, source de compression veineuse voire de thrombose veineuse. La seconde modification récente est le recours à la bi-transplantation rénale lorsque donneur et receveur sont âgés de plus de 65 ans. D’une part, la difficulté réside dans la moindre qualité des vaisseaux mais d’autre part, le choix de la tactique opératoire est complexe (faut-il placer les 2 reins du même côté ou des 2 côtés par exemple). Enfin, le recours de plus en plus fréquent au donneur vivant a permis le développement de la chirurgie coelioscopique et de la robotique qui ont apporté une amélioration du confort du patient en post-opératoire.

Ré : Faut-il d’avantage développer la greffe rénale, parfois au détriment de la qualité du rein, et en faisant confiance à l’avancée des médicaments immunosuppresseurs malgré les risques collatéraux que ces derniers peuvent parfois engendrer ? 

C’est une question centrale à laquelle il est bien difficile de répondre en tout cas avec des données françaises. Est-il préférable d’être transplanté avec un rein de moindre qualité pendant une période plus courte que si le rein était idéal ou de rester en dialyse pendant la même période sans être soumis aux complications du traitement immunosuppresseur ? Les données nord-américaines plaident clairement en faveur de la greffe quelque soit la qualité du rein ! Le facteur le plus péjoratif dans leur expérience est le temps passé en dialyse. Même si la qualité de la dialyse est sans doute meilleure en Europe et au Japon que celle observée aux Etats-Unis, il n’en demeure pas moins que la transplantation est probablement un meilleur traitement pour les patients tout simplement car la quantité de fonction rénale apportée par un greffon même marginal est bien supérieure à celle apportée par la dialyse.

Ré : Comment professeur se traduit physiquement pour le patient le rejet de son greffon et en général à quoi est-il dû ?

Le rejet de greffe est la réaction adaptée d’un organisme à qui l’on impose d’héberger un organe provenant d’un individu différent. C’est la différence de compatibilité tissulaire qui est responsable de déclenchement de la réaction immunologique de rejet quelle soit due à des cellules mononuclées comme les lymphocytes T ou à des anticorps. Historiquement, le rejet de greffe que Jean Hamburger qualifiait de ‘crise de rejet » se traduisant par une fièvre, une douleur du greffon, une prise de poids, une hypertension artérielle, une diminution de la diurèse, une protéinurie et une augmentation de la créatininémie. A l’heure actuelle, à cause des traitements immunosuppresseurs plus efficaces, le seul signe est bien souvent uniquement l’augmentation de la créatininémie et le diagnostic de certitude repose alors que la biopsie rénale qui permet en outre de typer le rejet (et donc d’adapter le traitement anti-rejet) et finalement de donner une idée du pronostique. Deux questions subsidiaires :

Ré : La moyenne de durée du greffon rénale est de 10 ans, cette moyenne est-elle dû à l’âge des patients greffés, de plus en plus âgés ?

Ce chiffre est celui des greffes réalisées avec des donneurs décédés. Les progrès des 20 dernières années ont permis d’améliorer les résultats des greffes à court terme c’est-à-dire que de plus en plus de patients ont un rein qui fonctionne un an après la transplantation. Mais la durée de vie des reins a été assez peu modifiée pour 2 raisons principales : nous ne savons pas prévenir ni traiter le rejet chronique même si nous le comprenons de mieux en mieux et les traitements les plus efficaces pour prévenir le rejet aigu sont aussi les plus toxiques pour le rein à long terme. Il nous faut donc progresser dans ces 2 directions pour espérer prolonger de façon significative la durée de vie des reins transplantés.

Ré : On entend dire que la greffe en milieu hospitalier est devenue une opération rentable pour l’Hôpital, qu’en est-il exactement ?  

Le terme n’est pas exact car il ne correspond pas à la réalité. Mais il est vrai que l’activité de transplantation (ainsi que l’activité de prélèvement d’organes) qui est considérée comme un problème important de santé publique est bien valorisée ce qui signifie que l’hôpital reçoit pour cette activité le »juste » prix ce qui n’est pas le cas de toutes les activités hospitalières en particulier parce que certaines sont plus difficiles à décrire et donc à valoriser. Il faut également souligner que la transplantation d’organes est le type même d’activité qu’il convient de développer à l’hôpital public car c’est une discipline dans laquelle les activités de soins des patients et de recherche sont étroitement liées et indissociables.

Merci professeur au nom des lecteurs de rein-échos d’avoir bien voulu répondre à ces questions.

Interview Professeur Benoît Barrou à la Pitié Salpétrière




Secteur Pitié - Secteur Vincent Auriol - Secteur Salpêtrière
Transplantation rénales
Responsable : Professeur Benoît BARROU

Une caractéristique et un mot clé : « transversailté ».


Qui êtes-vous Professeur, quel est votre métier précisément ?

Pas facile de décrire le Professeur Barrou, il aurait pu être un barreur de navire de course au large en équipe (la voile est l’une de ses passions), c’est un patron d’équipage à la barre comme dans sa vie professionnelle. Difficile de le cerner, ce n’est pas un néphrologue, mais un urologue chirurgien…oui mais pas seulement, comme on va le voir ici.

Il nous précise dès le début de son interview : « J’ai une position particulière, je suis en décalage sur l’ensemble de mes confrères. Si j’ai une caractéristique et un mot clé c’est la transversalité et la multi disciplinarité de l’IRC. Je suis « transplanteur » au sens anglo-saxon du terme
Ce qui compte est ce que l’on est et comment on le fait t. On confond les outils et la finalité, mon profil est transversal et non vertical. »

Les dysfonctionnements rencontrés par manque de transversalité,, existent, il nous faut une organisation différente car c’est mieux pour le patient. la transversalité est à construire mais on se heurte à l’incompréhension, alors que lorsque l’on parle de parcours du patient et quand on est organisé comme cela c’est mieux pour lui.

Ainsi la prise en charge optimale de l’IRC sous tous ses aspects ne concerne pas que la transplantation mais tout autant : le néphrologue, l’urologue, l’anesthésiste qui se concertent pour un plan stratégique de prise en charge du patient sur la durée. Ils se poseront ensemble la question est-ce que ce patient est transplantable ou non ?

Prenons pour exemple, celui d’un jeune patient (qui découvre brutalement sa maladie au stade terminale et qui nécessite un plan de prise en charge thérapeutique en 24H), que j’ai vu en novembre 2011 ; à qui il a fallu annoncer d’emblée la nécessité d’être dialysé en urgence et de remplacer sa fonction rénale. Dans les 48h de sa prise en charge on a du l’avertir des conséquences de son IRC terminale alors qu’il ignorait tout cela. Et préalablement de lui confectionner une fistule artério veineuse (FAV). Heureusement il avait un papa « donneur éventuel ».On lui recommanda dès lors un bilan post greffe et songer à la transplantation via un donneur vivant.

Deux mois et demi après il ne voulait pas être redevable à son père et retournait vers le programme classique d’attente de greffe. On n’est alors plus dans la médecine mais dans l’humain..
Alors sur le dossier Crystal, nous avons étudié son cas particulier, on a pu apprécier la rapidité potentielle d’accès à la transplantation de ce patient. Le rendez-vous pour le bloc opératoire fut pris en mai 2012. Son cathéter fut alors enlevé, cela parce qu’on avait disposé de toutes les techniques en mains pour faire le bon choix. Ce n’est donc pas la démarche habituelle, quand on a toutes les techniques dans les mains on peut faire les choix opportuns.

Ainsi pour les patients difficiles à transplanter (groupe B, hyper immunisés) on doit privilégier la longévité de l’abord vasculaire, puisque tout est en permanence imbriqué, on se pose alors des bonnes questions : qu’est-ce qu’on fait de la FAV ?
En effet, l’on doit évaluer la FAV, évaluer la longévité du greffon et son pronostic, la perte de longueur des vaisseaux, fermer ou ne pas fermer cette FAV, etc. et cela dans le cadre d’une permanence pluridisciplinaire avec un médecin et un chirurgien. Nous sommes donc plutôt impliqués dans cette prise en charge là. Dans l’imbrication de la vision sur le long terme, on est en permanence pluridisciplinaire et contre la prestation de services dans la prise en charge de la maladie chronique. Mais également à la recherche de sujets transversaux avec la SFT ; à la recherche d’intérêts communs.



J’ai un vrai credo pour tous les transplanteurs et qui regroupent leurs intérêts communs.

Mes combats, depuis l’accident de Besançon ou deux collègues se sont tués en avion, nous ont incités depuis à ne plus déplacer un chirurgien pour un organe et éviter des drames familiaux. Notre premier combat a été les assurances que l’on a mis au point en 3 à 4 ans pour le personnel médical et paramédical avec la F.H.F. (contrat en cours depuis 2009)

En 2013 tous les chirurgiens sont assurés, mais néanmoins il n’y a pas de formation spécifique au prélèvement d’organe et on ne sait pas encore construire cette transversalité, chacun s’occupant de son organe.

Puis nous avons créé l’école francophone de prélèvement multiorganes (EFPM) avec pour objectif de professionnaliser le prélèvement sur l’ensemble du pays (celui-ci a accueilli 50 élèves chaque année depuis 2009). Une bonne préparation à la mutualisation et la transversalité avec l’idée que l’on arrête chacun des chirurgiens de se déplacer pour prélever son organe ; et ainsi construire des équipes multi disciplinaires correctement formées et correctement payées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Nous aurons alors 2 équipes capables de prélever, l’une thoracique (tous les organes intra thoraciques) ; l’autre abdominale (tous les organes intra abdominaux). On arrêterait de se déplacer tous.

Donc plus 5 ou 6 équipes à déplacer mais plus que 2 équipes.

J’ai réalisé, via une thèse dans un Master de management médical et de gestion avec sup déco, une étude comportant des chiffres hallucinants et pour tous les organes. Ainsi chaque année nous devions parcourir 1 360 000 kilomètres, soit 3 fois et demi la distance terre/lune avec à la clé 240 tonnes d’équivalent de C02 dans l’environnement.

Ce qui engendrait une dépense de 20 millions d’euros due à une mauvaise organisation et alors que nous pourrions économiser 11 millions d’euros et descendre à 9 millions. Nous avons proposé différents scénarios de mutualisation notamment de former de jeunes chirurgiens compétents au prélèvement de plusieurs organes. Jusqu’ici le chirurgien préleveur (15 ans d’études et des responsabilités écrasantes) avait 70 euros d’indemnités la nuit (moins qu’un plombier). Il était nécessaire de les payer mieux et correctement. J’ai estimé à 5 à 6 millions d’euros nécessaires pour cela. C’est donc possible de dépenser moins. Si on veut construire du nouveau, je prétends que l’on peut construire ce système, l’optimiser, le personnaliser en dépensant deux fois moins. Il faut changer nos états d’esprits, construire la transversalité, rechercher le consensus, avec les organismes concernés (ABM, Ministère, sociétés savantes); car on est assez conservateur, malgré tout, dans ce pays. Si on veut être transversale, on peut l’être…

A propos du Plan 15/20 sur la transplantation
On a augmenté le nombre d’inscriptions sur liste d’attente, l’indice de pénurie de 1 sur 4 a assez peu bougé. Les nouveaux donneurs recrutés avec ce plan 15/20 sont des personnes âgées avec beaucoup de commordités, d’où des greffons obtenus de moins bonne qualité. Si du point de vue quantitatif c’est satisfaisant, sur le plan qualitatif cela ne l’est pas. Face à la pénurie voilà ce que l’on peut faire, la piste du donneur vivant reste fondamental et on la pousse tous, mais ce n’est pas la seule solution, il n’y aura pas la moitié de donneurs vivants. On ne réglera pas le problème avec plus de donneurs vivants.

Si la recherche de donneurs vivants semble fondamentale, il reste à faire attention les reins ne nous appartiennent pas. Faire de la moitié des donneurs des donneurs vivants c’est de l’incantation pure, un objectif de 20 % peut-être serait un objectif de moyen terme. Reste que pour faire au moins 10 % de donneurs vivants il faudrait que l’on nous donne les moyens humains, des effectifs pour cela car c’est très consommateur de temps.

D’autres sources de donneurs existent :

· la xénogreffe,
· les donneurs décédés par arrêt cardiaque (avec moins d’organes marginaux)
· les donneurs décédés de mort encéphalique (greffon à mieux traiter),
· mieux traiter les lésions d’ischémie reperfusion (lésions dégradant les organes extrêmement vites), pour passer l’organe d’un organisme A à B on doit arrêter sa vascularisation, on va le faire à 4°C (baissé la température)
· ischémie chaude (lésion à éviter donneur par arrêt cardiaque).

Le nœud du problème est de mieux utiliser les greffons par arrêt cardiaque (je dis qu’ils ne sont pas des organes marginaux) donnant de bons résultats, en évitant des organes marginaux, organes très sensibles abîmés et les lésions d’ischémie reperfusion.

Un objectif de recherche majeur est d’améliorer les techniques de préservation des organes, qui concerne les donneurs par arrêt cardiaque et à la fois les greffons âgés limites.


Retrouver l’ Intervention du Pr Barrou en 2009 aux premiers Etats Généraux inter associatifs de l’Insuffisance Renale (EGIRE 2009)
http://www.dailymotion.com/video/xca3cr_egire-2009-7-8-etats-generaux-de-l_lifestyle

Interview Pr Barrou http://www.franceinfo.fr/societe/le-plus-france-info/don-d-organes-en-parler-pour-juguler-la-penurie-de-greffons-1030381-2013-06-21

Ré : Merci Professeur.


Selon les sources

Dons d'organes » Blog Archive » depuis quand greffe-t-on ?
http://91.121.88.96/blogs/favela/2009/12/02/depuis-quand-greffe-t-on/ 
1959 pour le rein ;
1967 pour le coeur;
1981 pour le bloc coeur-poumon.
Premières transplantations en France :
Rein : 1955 ;
Coeur : 1968 ;
Foie : 1972 ;
Pancréas : 1976 ;
Coeur-poumon : 1982 ;

Poumon seul : 1987 

ne par prendre en compte ce qui est dit ici :   http://www.ladb.fr/IMG/pdf/Flash_LADB_2010.07_no93_Transplantation_renale.pdf  

Wikipedia dit (les infos diffèrent un peu) :

1906 : premières tentatives de greffes d'organes sur l'humain. Toutes se terminent par des échecs. Cela permet de découvrir l'Obstacle de la greffe : le rejet.
1905 : première greffe de cornée avec succès, par le docteur Eduard Zirm (1863-1944).
1952 : première transplantation rénale
1957 : première transplantation de foie
1957 : première transplantation de mœlle
1967 : première transplantation du cœur.
1979 : première greffe de trachée.
2005 : première transplantation partielle de visage au CHU d'Amiens par les équipes de Bernard Devauchelle et Jean-Michel Dubernard.
2008 : première transplantation de deux bras entiers a été réalisée en Allemagne à la clinique universitaire de Munich, par une équipe de 40 personnes sous la direction des professeurs Christoph Hijhnke et Edgar Biemer.
2009 : greffe simultanée du visage et des mains sur un homme brûlé lors d'un accident est réalisée à l'hôpital Henri Mondor de Créteil. Les greffes sont dirigées par le professeur Laurent Lantiéri et le docteur Jean-Paul Méningaud pour la greffe du visage, et par le docteur Christian Dumontier pour la greffe des mains.
2010 : première greffe total du visage est réalisée par le professeur Lantieri, du CHU Henri Mondor, à Créteil. 


Les greffes les plus courantes sont celles du rein, puis viennent le foie, le cœur, le poumon, le pancréas et l'intestin. Un donneur permet de greffer en moyenne 4 personnes mais malheureusement 49,5 % des prélèvements possibles n'ont pas lieu en raison d'une opposition. Le don est gratuit et anonyme. La Sécurité sociale fait en moyenne une économie de 500 000 € par personne greffée rénale car la dialyse coûte cher. La transplantation rénale est la greffe d'organe vascularisé la plus couramment réalisée.
Greffe non vitale (à la différence de la greffe de coeur ou de foie), c'est un des trois traitements de l'insuffisance rénale chronique très évoluée, les deux autres étant l'hémodialyse et la dialyse péritonéale.

La transplantation rénale prolonge et améliore la vie et le confort des patients en cas de défaillance ultime de la fonction rénale, en transplantant un nouveau rein sain au sein du corps du patient. Elle est indiquée en cas d'insuffisance rénale chronique au stade terminal, avant ou après mise en dialyse rénale. En effet, les reins ont pour fonction de filtrer le sang de ses déchets (aboutissant à la formation et à l'excrétion d'urine) mais aussi ont un rôle « enzymatique » intervenant dans le métabolisme phospho-calcique, la production de globules rouges et la régulation de la tension. En cas d'insuffisance rénale terminale, le patient doit subir des séances de dialyse c'est à dire d'épuration des déchets du sang. Ces séances sont très astreignantes.

Voix du Nord : En les aidant à suivre leurs traitements médicamenteux, ou certaines règles diététiques, dans le cadre de séances de groupe ou individuelles, les médecins tentent de freiner l'évolution de leur maladie. « Ensuite, on leur propose une consultation d'information sur la dialyse et la greffe. » Car, contrairement à ce que l'on imagine, la greffe de rein peut être préemptive, c'est-à-dire, effectuée avant la dialyse. « Il n'y a plus de limite d'âge mais il faut voir si c'est possible. Cela engendre beaucoup d'examens et c'est l'équipe de greffe du CHR qui décide au final », détaille le docteur Cardon. On peut également être greffé plusieurs fois. Lorsque cette solution n'est pas envisageable, ou que la greffe échoue, c'est vers la dialyse que le néphrologue se tourne. Tout en préparant le patient, par une consultation psychologique. « C'est toujours un choc. On en parle avec la famille. Mais contrairement à une idée reçue, la dialyse ne fait pas mourir. Elle permet de vivre : il y a un patient dans la région qui est dialysé depuis 40 ans.

« Le rein est l'organe le plus attendu en France, notamment par les dialysés. » Nous disposons de 38 heures pour le prélèvement d'un rein sur un cadavre, pas de plus de temps. Il faut vite se décider sur le don ou non d'organes du ou de la défunte. Faites savoir à vos proches SVP ce que vous voulez faire de vos organes à votre décès, afin de faciliter la vie - et à vos proches - et aux malades en attente d'un organe.

La transplantation rénale consiste à prélever un rein en bon état de fonctionnement chez un sujet qualifié de donneur (qui peut être vivant ou en état de mort cérébrale), et à le transplanter chez le patient malade qualifié de sujet receveur. Cette transplantation est soumise à des règles immunologiques car chaque individu possède des caractéristiques différentes (comme par exemple le groupe sanguin) et il faut veiller à ce qu'on appelle une compatibilité optimale entre les données immunologiques du rein appartenant au sujet donneur et celle du receveur, de façon à limiter ce qu'on appelle le risque de rejet de greffe. Des traitements lourds immunosuppresseurs auront donc pour tâche de limiter le risque de rejet et leur bonne observance est donc obligatoire.
C'est le traitement permettant de redonner une vie presque normale au prix d'un traitement immunosuppresseur (antirejet) à vie et d'une surveillance médicale indéfiniment poursuivie.
Il y a en France environ 8000 transplantations rénales par an, c'est la transplantation la plus fréquente.

64% des greffes réalisées en France sont des greffes de rein. Tout Français est, à sa mort, un donneur d'organes potentiel. La loi du 22 décembre 1976, dite loi Caillavet, a établi le principe du consentement présumé au don d'organes : toute personne est considérée comme consentante si elle n'a pas manifesté son opposition de son vivant. La carte de donneur d'organes n'a aucune valeur légale (en cas de décès, l'hôpital consulte la famille), si vous ne souhaitez pas donner, vous devez vous inscrire au registre national des refus. Il n'existe aucune condition d'âge pour qu'une personne donne ses organes après sa mort. Actuellement, 29 % des reins greffés sont prélevés sur des personnes de plus de 60 ans, qui représentent 33,5 % des donneurs. Les problèmes de santé ne constituent pas non plus un obstacle : une personne suivant un traitement médicamenteux lourd peut tout à fait donner ses organes, les médecins sont alors seuls juges de l'opportunité du prélèvement. Des règles éthiques datant des lois de Bioéthique de 2004 encadrent les activités de prélèvement et de transplantation :

1.consentement présumé: le prélèvement peut s'envisager dès que la personne n'a pas exprimé son refus de son vivant (inscription sur la liste de refus); en absence de connaissance, le médecin doit alors s'efforcer de recueillir sa volonté à travers les témoignages des membres de sa famille.
2.gratuité
3.anonymat
4.non publicité  sur  http://sante.lefigaro.fr/sante/traitement/transplantation-renale/quest-ce-que-cest



EGIRE 2009 (7/8): Etats Généraux de... par reinechos 

La greffe rénale n'est possible que par donneur non apparenté, c'est à dire à l'aide d'un rein prélevé chez un donneur en état de mort encéphalique ou à coeur arrêté.

Christophe Legendre (Necker) : En France, le délai d’attente pour recevoir un greffon provenant d’un donneur décédé est très variable d’un groupe sanguin à l’autre et d’une région à l’autre. Par exemple, en Ile-de-France, les personnes du groupe A ou AB attendent moins de deux ans ; celles du groupe O attendent un peu plus de trois ans et celles du groupe B un peu plus de cinq ans. L’attente s’explique par la pénurie de greffons. Un moyen de lutter contre cette pénurie serait de pratiquer davantage les greffes rénales à partir de donneurs vivants, ce qui est encore peu développé en France. Le don du vivant est réservé à la famille (surtout les parents, frères, sœurs) et au conjoint du malade. L’avantage pour le patient est d’être greffé avec un rein de qualité parfaite et parfois avant d’entrer en dialyse.

Le donneur vivant lui doit avoir la qualité de père ou mère du receveur. Par dérogation, peuvent être autorisés à se prêter à un prélèvement d’organe dans l’intérêt thérapeutique direct d’un receveur :
-son conjoint
-ses frères ou soeurs
-ses fils ou filles
-ses grands parents
-ses oncles ou tantes
-ses cousins germains ou cousines germaines
-le conjoint de son père ou de sa mère
-toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur.
Le donneur préalablement informé par un comité d’experts doit exprimer son consentement devant le président du Tribunal de Grande instance.n'ayant pas fait de son vivant opposition au don d'organes.

Rien est sans danger et de plus il ne faut pas oublier les échecs ou rejets de greffes, très pénalisantes psychologiquement dans ce cas avec les donneurs vivants. Sauf pour les enfants directs ou le don familial est très compréhensible (voir entre conjoint) , dans les autres cas le donneur vivant est lui privé à vie d'une partie de sa fonction rénale, même si il peut vivre avec un seul rein, aussi faut-il être assuré de la chance réelle de sauver le receveur avec une transplantation rénale à long terme. Une perte de greffons rapides dans ce cas est très mal vécue par le donneur.

Donner un organe est loin d’être un geste anodin, même quand le don se déroule dans les meilleurs conditions possibles. Au delà des éventuelles complications médicales, le donneur pourra par exemple rencontrer des difficultés pour emprunter de l’argent, certaines compagnies d’assurance appliquant des surprimes aux personnes vivant avec un rein en moins. Le donneur devra aussi justifier d’un vide dans sa carrière, le don d’un organe nécessitant un arrêt maladie compris de plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Or, le corps médical tombe d’accord pour dire que les greffes de vivant à vivant donnent de bien meilleurs résultats que celles effectuées avec des greffons prélevés sur des cadavres. Les organes prélevés sur des personnes décédées émanent souvent de personnes plus âgées que les donneurs vivants, dont les organes sont en moins bon état. http://www.newsring.fr/societe/704-les-donneurs-dorgane-doivent-ils-etre-indemnises/reperes


EN SAVOIR PLUS :

La transplantation rénale le receveur : http://www.mapar.org/article/pdf/970/La%20transplantation%20r%C3%A9nale%20:%20le%20receveur.pdf 

Plan greffe 2 (toujours plus) : http://www.agence-biomedecine.fr/article/592 

La transplantation rénale : http://www.baxter.ch/fr/patienten_angehoerige/therapiegebiete/dialyse/nierentransplantation.html 

Rein échos numéro 12 et 13 sont parus et comportent chacun un dossier spécial greffe : http://www.rein-echos.org/4.html

Dossier : tout savoir sur les greffes d'organes et de tissus :  Découvrez le dossier Greffe : greffes d'organes et de tissus. L'attente d'une greffe d'organe concerne chaque année en France plus de 14.000 personnes. Greffe de foie, greffe de coeur... mais aussi greffes de tissus (peau, cornée, moelle osseuse).   http://m.futura-sciences.com/2071/show/11445512307cc108aeb94f5ad719fa51&t=8bq06nu9m0cjthengam23cors6

Problèmes vasculaires en transplantation rénale : http://www.vascu5.fr/cariboost_files/complications_20vasculaires_20de_20la_20transplantation_20r_c3_a9.swf

La chirurgie : les reins et les voies urinaires : http://savoir.fr/la-chirurgie-les-reins-et-les-voies-urinaire  

Blog explicatif sur la transplantation rénale :  http://don-de-vie.over-blog.com/article-la-transplantation-renale-96343107.html

7 Octobre 2011. Après un protocole d’induction d’une tolérance, 8 patients transplantés rénaux ont pu arrêter leur traitement anti-rejet.
http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/greffe-renale-pu-arreter-le-traitement-chez-8-patients  

Grâce aux progrès réalisés en transplantation rénale et à l’amélioration de son taux de réussite, on considère désormais la transplantation comme le meilleur moyen de traiter la plupart des patients atteints d’une maladie rénale chronique. Bien que la transplantation puisse donner à un grand nombre de patients de meilleures chances de reprendre une vie plus normale, elle ne convient pas à tous.  http://www.rein.ca/page.aspx?pid=953

Une vidéo explicative sur la transplantation rénale :  http://fr-fr.facebook.com/video/video.php?v=1639239351615 et http://www.facebook.com/raoult.michel?ref=profile#!/video/video.phpv=1639239351615&oid=117805221593402&comments

Du bilan avant greffe à ... l'après greffe : http://mucolandvanessa.free.fr/crbst_8.html et http://melanieinfirmiere.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/727975

Le déroulement de la greffe : http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/greffes_transplantation/articles/sa_7804_transplantation_renale_greffe_rein_02.htm et pages suivantes

Guide du patient candidat à une greffe rénale et/ou pancréatique : http://www.saintluc.be/services/medicaux/transplantation/guide-candidat-greffe-renale-pancreatique.pdf     

http://melanieinfirmiere.blog.mongenie.com/index/p/2008/11/727975 Un deuxième plan greffe en 2012

Agence de Biomédecine : Vos questions sur la greffe http://www.vosquestionssurlagreffe.fr/ http://www.facebook.com/raoult.michel?ref=profile#!/video/video.php?v=1639239351615&oid=117805221593402&comments:

Renalinfo : La transplantation est possible chez de nombreux patients insuffisants rénaux, à condition de trouver le bon rein. Différents tests doivent être pratiqués pour établir si le rein transplanté est compatible avec le receveur en termes de groupe sanguin et de type de tissu. Les patients exclus sont ceux présentant une maladie cardiaque grave ou un cancer, car les médicaments utilisés pour prévenir le rejet du rein transplanté peuvent aggraver ou faire progresser ces maladies. Les patients ont plus de probabilité de supporter physiquement l’intervention s’ils ont un poids et une pression artérielle normaux. L’état de santé des patients très gros ne leur permet pas de recevoir une greffe. Il est peu probable que les patients âgés de plus de 70 ans réagissent correctement à l’intervention et aux médicaments requis après celle-ci. http://france.renalinfo.com/treatment/end_stage_kidney_failure/kidney_transplant/types_of_donors.html 

Anticorps anti-HLA et greffe rénale : http://nephrohug.com/2011/06/25/anticorps-anti-hla-et-greffe-renale/

En France, en 2009 : 10675 personnes étaient en attente de greffe et 2826 patients ont bénéficié d’une greffe de rein, soit environ 26,5 % des personnes en attente

Lire : Des chercheurs ont constaté que la greffe d'un rein de donneur masculin à une receveuse augmentait le risque d'échec de la greffe de 8% à un an et de 6% entre deux et 10 ans. Ce résultat suggère un effet de l'antigène H-Y, présent uniquement chez les hommes et qui augmenterait donc le risque de rejet par les receveuses.

Par ailleurs, les chercheurs ont confirmé un effet défavorable des greffons de donneur féminin, mais aussi bien chez les receveurs femmes qu'hommes, avec une survie du greffon diminuée.

Selon eux, cela serait dû au fait que les reins des femmes sont souvent plus petits, comprennent donc moins de néphrons et peuvent s'avérer insuffisants chez certains receveurs. http://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/transplantation-renale-l-antigene-mineur-d-histocompatibilite-masculin-h-y-influence-la-survie-du-greffon-o58281.html

Transplantation rénale à savoir : http://www.ecolerockefeller.com/campus/inf/cours/m17/inf3_2010_9_15_transplantation_renale_dr_f.buron.pdf  et en vidéo http://www.chuv.ch/patients-et-familles/chuv-patients-services/chuv-patients-services-atlas-medical-thematique/chuv-patients-specialites-atlas-thematique-abdomen/0065-transplantation-renale.htm

Le ou la transplanté(e) rénal doit s'y référer : http://www.abcdelagrefferenale.org/wakka.php?wiki=ConduiteTenir

30 % des prélèvements refusés : comment persuader les familles ? Tous les défunts en état de mort encéphalique (cérébrale), qui sont recensés dans les services hospitaliers, ne sont pas prélevés automatiquement (48 % en 2009) pour des raisons médicales ou logistiques. Souvent, c'est la famille du défunt qui refuse le prélèvement des organes du défunt.
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/30-des-prelevements-refuses-comment-persuader-les-famille

Le don d'organe par donneur vivant pratiqué en France, l'est seulement pour le rein. Donneurs vivants, qui sont-ils : http://fr.medipedia.be/insuffisance-renale/news_donneurs-vivants_55  Et - Qui ne rique "rein", n'a rien - (une vidéo édifiante) : http://il.youtube.com/watch?v=094peJ8lZP8  

Arrêté du 31 juillet 1992   Article 1
Version en vigueur depuis le 14 août 1992
Le nombre maximal d'unités pouvant être autorisées à pratiquer la transplantation rénale est fixé à quarante.
Arrêté du 31 juillet 1992 - Sommaire
fixant le nombre d'unités de transplantations rénales, cardiaques, hépatiques et d'allogreffes de moelle osseuse

Cherche rein désespérément au Canada, un récit tellement vrai : http://www.cyberpresse.ca/place-publique/a-votre-tour/201010/20/01-4334397-cherche-rein-desesperement.php

On  peut commencer par prendre en compte ce qui est dit ici :   http://www.ladb.fr/IMG/pdf/Flash_LADB_2010.07_no93_Transplantation_renale.pdf  

abcdelagrefferenale.org : http://www.abcdelagrefferenale.org/wakka.php?wiki=GreffeGreffon http://encontreelolimpobajomicama.blogspot.com/2010/06/france-adot.html  et "la greffe"                 http://www.cheval-up.com/article-la-greffe-53608987.html

Pratique soignante Prise en charge du patient avant une transplantation rénale : http://www.em-consulte.com/article/253621  

Avant et après une greffe : http://www.cdha.nshealth.ca/patientinformation/nshealthnet/FF1127.pdf  

Ethique : La transplantation d’organes : commune humanité et inégalités sociales Philippe STEINER
Sociologue, Université Paris - Sorbonne http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/La_transplantation_d_organes.pdf e mail : philippe.steiner@paris-sorbonne.fr. Le commerce des corps : http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/05/27/le-commerce-des-corps_1363720_3260.html

La greffe rénale en vidéo (magazine de la santé) : http://www.facebook.com/video/video.php?v=102074599816226&ref=mf

La législation en matière de don d'organes : http://www.france-adot.org/lois/resume-loi.php

Synthèse transplantation rénale :                                                                                                                        http://www.sante-securite-paca.org/documentation/legislation/pdf/handicap/greffe.pdf

Recommandations CHU Toulouse : http://www.chu-toulouse.fr/IMG/pdf/TransplantationRenale403126_-_RG-09.pdf

Ligue Rein et santé sur Facebook Go  "GENEVE, 17 décembre 2010 (APM) - La mauvaise observance du traitement immunosuppresseur après une greffe rénale peut concerner un tiers des patients un an après la transplantation, montre une étude française présentée vendredi au congrès de la Société francophone de transplantation (SFT) à Genève. "

TRANSPLANTATION RENALE CHEZ  LES PATIENTS HYPERIMMUNISES :  http://www.hemapherese.fr/uploads/diapos2010/vendredi/Lefaucheur.pdf  .

VIDEO DE TRANSPLANTATION PANCREAS ET REINS DANS LE TRAITEMENT DU DIABETE DE TYPE 1 http://www.intellego.fr/soutien-scolaire--/aide-scolaire-svt/telechargement-video-de-transplantation-pancreas-et-reins-dans-le-traitement-du-diabete-de-type-1_duplique/47021

autres vidéos : http://www.rtbf.be/video/tag/?tag=dialyse#/s=recent&tag=dialys

Anticiper, il faut anticiper, le temps sera compté...

« Le rein est l'organe le plus attendu en France, notamment par les dialysés. » Nous disposons de 38 heures pour le prélèvement d'un rein sur un cadavre, pas de plus de temps. Il faut vite se décider sur le don ou non d'organes du ou de la défunte. Faites savoir à vos proches SVP ce que vous voulez faire de vos organes à votre décès, afin de faciliter la vie - et à vos proches - et aux malades en attente d'un organe. 

Des machines qui préservent les reins  http://www.topsante.com/Femme/Sante/Greffes-d-organes-quelles-avancees/(num)/3  

Greffes : petit bilan des effets indésirables et des incidents                                                         http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/CB/AF/document_actu_pro.phtml 

Transplantation http://www.gambro.com/en/france/Patient-information/Living-with-kidney-disease/Treatment-options/Transplantation/  

La décision d’ inscription d’un receveur sur une liste d’ attente de transplantation d’un rein s’effectue après plusieurs étapes de sélection et de préparation obéissant à des règles très strictes (contre- indications absolues, principes d’histocompatibilité, règles éthiques...). Trois étapes préalables vont ainsi conditionner le délai, la technique et le pronostic de la greffe http://www.medix.free.fr/rub/imagerie-transplantation-renale.php

En mai dernier, les équipes du groupe hospitalier Antoine Béclère, Bicêtre (AP-HP) annonçaient avoir réalisé près de 3.100 greffes de rein. C'est la troisième équipe nationale, en nombre de malades transplantés, après celles de Lyon et de Nantes (plus de 4.000 dans cette dernière ville). Les Parisiens ont également effectué 109 doubles greffes rein-pancréas et 150 doubles greffes rein-foie. Une saga de 40 ans puisque les greffes rénales ont commencé à l'hôpital Paul Brousse en décembre 1970 (1.002 greffes), puis se sont poursuivies à Bicêtre à partir d'août 1987. Les spécialistes précisent que tous ceux qui le désirent ne peuvent pas donner un rein, car il faut non seulement un organe sain, mais, aussi des vaisseaux sanguins en bon état. http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/le-succes-croissant-des-greffes-de-rein-29-06-2010-471383_57.php

Les transplantés exceptionnels : Des chercheurs européens élucident la signature de la tolérance à une greffe du rein http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=32219

Unifier les règles des dons d’organes et des transplantations dans les pays membres de l’Union européenne : tel est le but de la nouvelle directive approuvée par le Parlement européen et que les différents pays devront transposer dans leur législation nationale.  « Leur tâche sera d’empêcher ou de minimiser les pertes d’organes destinés à être transplantés. »
Štefan Vítko Štefan Vítko, directeur de l’Institut de médecine clinique et expérimentale, qui est le premier centre de transplantation dans le pays, saluerait la création d’un registre européen commun de receveurs et de donneurs d’organes :
« Le plan prévoit la création d’une liste d’attente unique, ce que l’on n’est encore jamais parvenu à faire auparavant, et il sera intéressant de voir si on y parvient à l’échelle de l’Europe. » 
http://www.radio.cz/fr/article/128850 

DOULEUR DU GREFFON Conduite à tenir devant une douleur du greffon suivant la période post-transplantation :
http://www.abcdelagrefferenale.org/wakka.php?wiki=DouLeu

Mieux prédire la tolérance d’une greffe :  http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/585163/mieux-predire-la-tolerance-d-une-greffe.html

La transplantation rénale avec donneur vivant Aspects particuliers dans le cadre des maladies rénales  transmises génétiquement  http://www.airg-france.org/doc/TRANSPLANTATION-RENALE-PR-BROYER.pdf.pdf

Faut-il enlever un greffon qui ne fonctionne plus? http://nephrohug.com/2010/02/25/faut-il-enlever-un-greffon-qui-ne-fonctionne-plus/

La cyclosporine fait pousser les poils suite à greffe rénale, que faire ? http://epilation-definitive.comprendrechoisir.com/qr/voir/59851/la-cyclosporine-fait-pousser-les-poils-suite-a-greffe-renale?articleFrom=qr/QRs

Nouvelle stratégie de thérapie prometteuse contre le rejet d'organe PARIS - Un produit permettant de réduire les doses de puissants médicaments nécessaires pour éviter le rejet lors d'une greffe d'organe a été testé avec succès sur des animaux par des chercheurs français de l'Inserm. Leur découverte pourrait contribuer à réduire le coût élevé, à long terme, des traitements anti-rejets administrés aux patients, ainsi que leurs effets secondaires indésirables. Ces travaux prometteurs pour les patients transplantés viennent de paraître dans la revue américaine Science Translational Medicine. Ils ont été conduits par une équipe française de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm Nantes) dirigée par le Dr Bernard Vanhove et le Pr Gilles Blancho avec une société de biotechnologie, TcL Pharma.http://www.romandie.com/ats/news/100204172744.q9duoqjb.asp

GREFFE COEUR ARRETE : Huit patients greffés grâce à un nouveau procédé  http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Huit-patients-greffes-grace-a-un-nouveau-procede-_-1248772------49007-aud_actu.Htm

HAS : Critères de qualité pour l’évaluation et l’amélioration des pratiques       http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-12/suivi_du_transplante_renal_-_liste_des_criteres_de_qualite.pdf

QUALITE DE VIE APRES TRANSPLANTATION RENALE A L’ADOLESCENCE                                                             http://www.med.univ-angers.fr/discipline/pedopsy/Publications/Qualite-de-vie-apres-tranplantation-renale.pdf 

L'infection par le virus de l'hépatite C est une pathologie fréquente en transplantation rénale, sa prévalence est élevée en raison des risques de contamination liées à l'hémodialyse et aux transfusions sanguines, elle varie de 4à 46% chez les transplantés rénaux. http://www.rein-eform.org/data/ModuleProgramme/PageSite/2009-1/Resume/2325.asp?intAnnee=2009

Transplantation rénale (info médicale complexe, public avertit)                               : http://www.dar-saint-louis.fr/documents/tr_rein.pdf?PHPSESSID=e634db0a6b4e4ea8e81e7f2fc9ebb12d    

On consultera le site de l'agence de Biomédecine pour mieux connaîtres les centres transplanteurs et leurs résultats. Tableau R 8. Nombre de greffes rénales effectuées par équipe en 2008                                                                                                 http://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2008/organes/6_greffe_renale/6_1/6_tabetfig.htm#t2     

Transplantés, via le web transporter vous au canada : Bienvenue au Programme d'adhésion en transplantation, conçu pour aider les receveurs d'une transplantation de rein à demeurer en santé. http://meca-staging-fr.ca.s16250.gridserver.com/login.php

Hôpital.fr : [Réseau CHU] Un nouveau pas vers chirurgie sans cicatrice vient d'être accompli au CHU de Rennes : des chirurgiens ont retiré à deux patients un rein par une petite incision unique dissimulée dans le nombril. Ces chirurgiens exercent dans le service d'urologie, dirigé par le Pr. Guillé.

50 ans de vies sauvées http://handicap.servhome.org/2009/09/23/les-79-premieres-mondiales-realisees-par-les-chu-depuis-1958-decouverte-de-la-trisomie/ : 1960 Greffe rénale avec un donneur non apparenté, Pr René Kuss, Pr Marcel Legrain, AP-HP
1959 Transplantation rénale donneur apparenté, Pr Jean Hamburger, Pr Nicolas Economos, Pr Jean Vaysse, AP-HP
1958 Découverte du système HLA par le Pr Jean Dausset (Prix Nobel en 1980 pour cette découverte), AP-HP, en collaboration avec P.W Medawar (USA) 

10% des 63 000 transplantations rénale dans le monde, sont illégales.

"Je réexplique régulièrement aux patients les règles de répartition. Ils ont toujours l’impression qu’ils doivent monter en haut de la liste. Et en fait il faut leur expliquer que les règles de répartition sont faites en fonction de la répartition immunologique avec le donneur, en fonction de la différence d’âge entre le donneur et le receveur. On essaye qu’elle soit la plus courte possible", explique Catherine Fournier, infirmière coordinatrice de transplantation rénale à l’hôpital Necker à Paris. Même une fois la greffe réalisée, le parcours du combattant n’est pas terminé. Les greffés doivent apprendre à cohabiter avec un organe extérieur : "lorsque la greffe rénale est pratiquée, on ne pose pas le greffon au niveau du rein, mais sur l’abdomen. Il devient presque un personnage qui va entrer dans la vie du malade", affirme Josiane Patin, psychologue. Depuis 1970, existe une carte de donneur. Elle n’est pas obligatoire mais elle permet d’affirmer sa position. La porter signifie que "j’accepte que le jour de mon décès, si les cir

constances le permettent, on me prélève des organes pour greffer à des malades en attente". L’an dernier, 222 personnes sont décédées faute d’avoir été greffées à temps.                                                  http://www.france-info.com/spip.php?article308825&theme=9&sous_theme=12 
 
Greffe rénale (vidéo)

Voici la vidéo d'une greffe rénale réalisée chez un rat...sur le même principe que la greffe rénale réalisée chez l'homme


 Malheureusement, le cancer du rein ne présente pas de symptômes précoces. Il est généralement découvert à partir de sang dans l'urine, une masse palpable dans l'abdomen, de l'enflure, la perte de poids ou de la douleur.

La première des greffes pratiquées en France, puisque 52 % de celles-ci concernent le rein. Les premières transplantations rénales remontent en France à 1952.

L’accroissement de la demande est du à la faiblesse du manque de donneurs. Il sera nécessaire de trouver un rein compatible avec le receveur. Qui lui-même ne devra pas avoir de contre indication à la transplantation.

L’idéal est d’obtenir un rein d’un donneur vivant apparenté (qui représente seulement 6,8% des greffes rénales de 2004). La pénurie de greffons rénaux et les risques parfois très faible encourus par les donneurs compatibles, font que la parenté permet la greffe idéale et la plus durable dans le temps.

« La nature nous a donné deux reins, alors que nous pouvons très bien vivre avec un seul ; peut-être est-ce pour que l’on puisse en donner un » dit le professeur Michèle Kessler.

Une seule priorité d’accès à la greffe, légitime, les jeunes malades (qui ont moins de 17 ans).

Dans le cas contraire (le plus courant, la transplantation « cadavérique », pénurie d’organes incontestable), des examens préalables sont requis, cela avant d’être mis en attente sur une liste nationale de France-Transplant.

En attente de la disponibilité d’un rein dont les chromosomes qui détermineront les groupes tissulaires se rapprochent suffisamment des vôtres.

Un temps d’attente qui varie de ville à ville et peut s’avérer long (plusieurs années). Le risque est le rejet du rein transplanté 

Mais si la transplantation réussit, une vie nouvelle (plus agréable que la dialyse) s’offre à vous. En cas de rejet on retourne en dialyse et on peut espérer une nouvelle transplantation. Actuellement on souffre en France d’un manque de donneurs.

Lorsque vous serez sélectionné (malgré le faible nombre de donneurs en France cela va assez vite, notamment en province) vous serez greffé à l’hôpital.

Alors plusieurs semaines seront nécessaires pour récupérer. Ensuite un traitement médical approprié et régulier sera nécessaire pour éviter le rejet. Les consultations de suivi à l’hôpital resteront régulières. On pense que dans le futur des moyens seront trouvés pour que le patient accepté définitivement le rein greffé après l’opération. Actuellement on réalise de plus en plus de transplantation mais cela n’est pas sans risque.

En moyenne, 40 % des transplantés gardent leur rein pendant 10 ans, 60% pendant 5 ans (mais les statistiques diffèrent selon les sources, voir fin de l’article). 

Les cellules souches qui à l’avenir (dans 50 ans) devront permettre de recréer un rein sain à la place de celui qui est défectueux, n’en sont qu’aux balbutiements, aussi la dialyse « a encore de beaux jours devant elle ! »

A plus ou moins long terme, le transplanté sera amené à retourner en dialyse (pas de guérison définitive d’où un éternel retour).

Mais s’il peut éviter dix ans de dialyse cela en vaut la peine, il se soignera attentivement et il ne lui restera bientôt apparent, que les traces de sa fistule sur le bras.

La greffe rénale est donc le traitement de suppléance qui offre le maximum de qualité de vie et de liberté au patient. « La loi 94-43 du 18 Janvier 1994 a créé un établissement public national, dénommé Etablissement français des greffes, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé.

Dans LE BIOMAGAZINE sur Internet : PLAN GREFFE : « La barre des 20 prélèvements d'organes par million d'habitants fixée par le “plan greffe“ français vient d’être atteint.

Mais la disponibilité de greffons est toujours loin de satisfaire la demande de transplantations.

La possibilité de remplacer les reins par une machine, la dialyse, a révolutionné la prise en charge des malades. C'est un système particulier qui recueille le sang du malade, le filtre et le réinjecte dans le corps.

Mais aujourd'hui, il y a une alternative à ce traitement lourd et contraignant : la greffe de rein. Elle consiste, en général, à utiliser le rein d'un donneur en état de mort cérébrale, c'est-à-dire une personne qui est morte et dont les organes sont maintenus en vie grâce à des machines.

Un tout petit nombre d'opérations se fait grâce au don d'une personne apparentée. Le rein greffé peut transmettre des maladies graves, notamment virales, mais ce risque est actuellement très faible grâce aux examens réalisés, avant le prélèvement, sur le donneur.

Plus grave, le risque de rejet.

En effet, lorsqu'on introduit un élément étranger, la réaction du corps est de le rejeter, grâce à son système immunitaire. Pour éviter cela, un traitement immunosuppresseur, qui diminue l'action des défenses, est prescrit.

Celui-ci doit être pris scrupuleusement, tant que la greffe fonctionne, bien sûr.

Prévention du rejet d'organe au cours de la transplantation rénale

- Le rejet, après transplantation d'organe, est la tentative de l'organisme receveur de se débarasser de tissus reconnus comme étrangers (greffe allogénique).
- Les symptômes du rejet sont intimement dépendants de l'organe greffé.
- Pour limiter le rejet, un traitement préventif est prescrit, comportant des immunosuppresseurs et des corticoïdes. Malgré ce, le traitement le phénomène du rejet de greffe n'est pas encore maîtrisé.
- La maladie du greffon contre l'hôte est la complication majeure de la greffe de moelle osseuse provenant d'un donneur étranger.
- Elle peut survenir de façon aiguë, dans les semaines qui suivent la greffe, ou de façon chronique, dans les mois ou années qui suivent.
- Les atteintes sont avant tout hépatiques, digestives et cutanées.
- Les manifestations cliniques peuvent parfois être gravissimes avec insuffisance hépatique majeure, désordres hydro-électrolytiques et risque accru de maladies infectieuses sévères : bactériennes, fongiques (aspergillose...) et virales (cytomégalovirus, herpès, zona...). http://macro.canceraquitaine.org/bcb/motcle.php?Code=0000014955

Pour les reins prélevés chez des personnes décédées, la répartition des greffes est réglementée au niveau national par l'Etablissement français des greffes devenue Agence de Biomédecine).

Le nombre de reins à transplanter est faible et l'attente est donc longue. On greffe en priorité les enfants de moins de 16 ans et les patients qui ont un système immunitaire trop efficace et qui détruit le rein. Ensuite, le choix se fait en fonction de nombreux critères, notamment le groupe sanguin et les particularités des défenses immunitaires, qui conditionnent la réussite de la greffe.

La solution du donneur apparenté est favorisée par les équipes médicales car l'opération est planifiée et le rein est conservé moins longtemps à l'extérieur du corps, ce qui améliore sa "qualité".

Cependant, prélever un rein à une personne en parfaite santé est une opération délicate et stressante pour les médecins. Ces greffes de rein ne représentent encore que 5 % en France, contre 50 % aux Etats-Unis.

Ce qui est l'occasion de rappeler que l'on a toujours besoin de donneurs, particulièrement de sang et de moelle osseuse. Les résultats de la greffe sont évalués de manière régulière.

Sa durée dépend de beaucoup de facteurs, dont les réactions immunitaires ou l'apparition d'infection.

Un an après la transplantation, 90 % des reins fonctionnent bien et 60 % sont toujours fonctionnels au bout de dix ans.

Après, la dialyse ou une nouvelle greffe est à nouveau envisagée. » Vous souhaitez être transplanté : o Il vous faut d’abord réaliser, dans l’hôpital de votre choix et selon votre résidence, la consultation de pré-transplantation, qui vous en décrira les avantages, mais aussi les inconvénients et les contraintes ; o Faire les examens pré-greffe ; o Puis viendra l’inscription sur la liste d’attente ; o L’attente et ses délais moyens, selon le lieu et donc la demande (pénurie de greffons) ; o La greffe viendra…

Alors patience et bonne chance !

Se procurer auprès des laboratoires Roche, « les Mémos roche du transplanté » Voir la BD disponible en ligne sur ce site

 www.clublions.com/801.htm

Et toujours observer le diagnostic médical et la prise de médicaments prescrites par votre médecin traitant. Le suivi médical post-opératoire est indispensable et pas question de voyages dès la première année, laisser votre organisme s’habituer à sa nouvelle vie.

Conserver longtemps son greffon, revient principalement à respecter scrupuleusement et à vis son traitement anti-rejet.

Service de néphrologie, dialyse et transplantation, CHU d’Angers, Angers, France Received 29 May 2008; accepted 10 October 2008. Available online 13 December 2008.

Résumé Le retour en dialyse après échec de transplantation est un problème émergent dans les centres de dialyse. L’objectif de cette étude est de déterminer les conditions de prise en charge initiale en dialyse des patients en échec de greffe et leur devenir à court terme en épuration extrarénale.

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur des patients ayant reçu une greffe rénale dans le centre régional de référence et retournant en dialyse après plus de six mois en transplantation dans un centre de la région pendant la période du 31 octobre 1986 au 03 mars 2004. La période de suivi est de un an pour tous les patients. Résultats Parmi les 600 patients transplantés pendant la période d’étude, 92 sont retournés en dialyse dont 69 après une durée en transplantation de plus de six mois. À l’initiation de la dialyse la clairance moyenne de la créatinine était de 13 ± 5 mL par minute. L’albuminémie moyenne était de 34 ± 6 g/L et l’hémoglobinémie moyenne était de 80,7 ± 10,7 g/L.

La dialyse a été débutée dans un contexte d’urgence pour 39 sur 57 (50 %) patients et sur cathéter pour 14 sur 58 (25 %) patients. L’hémodialyse était la méthode de choix pour 59 sur 69 (85 %) patients, le retour dans la méthode d’origine était moins fréquent chez les patients traités par la dialyse péritonéale que chez les patients traités par hémodialyse (7/13 versus 49/52 ; p < 0,05).

Le traitement immunosuppresseur a été interrompu dans la première année de traitement chez 52 sur 69 patients, une transplantectomie a été effectuée chez 35 sur 69 (50 %) patients. Treize sur 56 (23 %) patients ont présenté au moins une pathologie cardiovasculaire et 18 sur 55 patients (32 %) au moins une pathologie infectieuse. Conclusion Malgré un suivi néphrologique régulier les patients en échec de greffe débutent fréquemment la dialyse de façon non planifiée et en urgence. Une prise en charge plus précoce en dialyse des patients en échec de greffe est probablement nécessaire.

Suivis après transplantation : 

1.les principes généraux du suivi partagé au-delà de 3 mois après transplantation rénale

2.la surveillance de la fonction rénale,

3.le suivi immunologique,

4.le suivi du traitement immunosuppresseur,

5.la prévention du risque cardio-vasculaire,

6.le suivi de la polyglobulie et de l'anémie,

7.le suivi carcinologique,

8.le suivi osseux,

9.le suivi infectieux,

10.le suivi urologique et chirurgical,

11.le suivi de la fonction sexuelle,

12.la contraception et la grossesse,

13.le suivi de la qualité de vie.

Ethique. Greffes d'organes : comment répondre aux demandes croissantes ?                                                                                        http://www.genethique.org/revues/revues/2010/Avril/20100427.4.asp

En France, la transplantation rénale fait partie intégrante de la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique. La transplantation rénale améliore la survie et la qualité de vie du patient insuffisant rénal chronique. Devant la stagnation de la survie du greffon depuis une dizaine d'années, de nouveaux immunosuppresseurs sont développés avec pour but une épargne en anticalcineurines et en corticoïdes et une induction de tolérance de l'hôte vis-à-vis du greffon. Demande de garantie de prise en charge des coûts pour des transplantations (organes solides)                                                                              http://www.svk.org/assets/Uploads/TPLKGGsolideorganeF09.04.2010.pdf?PHPSESSID=043e487c118340c5f604cf1897747fad 

Guide pour la transplantation hépatique : http://www.anesthesie-foch.org/s/IMG/pdf/referentiel_TH_Beaujon.pdf

Le prélèvement d’une partie du foie chez une personne « vivante » et apparentée fait actuellement partie de la stratégie globale de la transplantation hépatique (TH). En France, il s’intègre parmi d’autres techniques tels que le don cadavérique, le split (partage de foie cadavérique) et le domino (utilisation de foie pathologique). En Asie, c’est quasiment la seule

source possible de greffon. Le recours au donneur vivant paraît nécessaire en raison de la pénurie de greffons liée à l’augmentation du nombre de candidats à la transplantation (épidémie de virus C) alors que le nombre de greffons cadavériques augmente peu ou pas.

Cette technique reste cependant marginale car elle ne représente que 3% de la totalité des greffes réalisée en France. http://hepatoweb.com/congres/cochin2005/presentation15.pdf   

HTA après transplantation rénale : quel traitement ? http://senologie.edimark.fr/espace-medecine-generale/post/324/hta-apres-transplantation-renale-quel-traitement

Donneurs vivants : Aussi surprenant que cela puisse a priori paraître, des études ont démontré une espérance de vie légèrement supérieure parmi les donneurs vivants de rein par rapport à la population générale. A posteriori, cela n’a cependant rien de très étonnant. Cette réalité s’explique par le fait que les candidats donneurs ont été sélectionnés, triés sur le volet après avoir été soumis à une batterie d’examens médicaux attestant de leur très bon état de santé.
"Nous sélectionnons évidemment les patients pour nous assurer qu’ils auront un avenir sans souci prévisible pour leur santé, nous explique à ce propos le Dr Emine Nilufer Broeders, du service de néphrologie et de transplantation rénale de l’Hôpital Erasme à Bruxelles. L’évaluation commence par des analyses de sang et d’urines, qui nous permettent de voir si les cellules sanguines sont saines, si la fonction rénale est bonne, s’il n’y a pas de problème au foie ou la présence de virus…"
Une mise au point plus complète est ensuite réalisée à la demande du néphrologue. "Celle-ci comprend une évaluation cardiaque sous forme d’un électrocardiogramme et d’une échographie du cœur, ainsi qu’une échographie de l’abdomen comprenant le foie, le pancréas, la rate, la vésicule, une radiographie du thorax et, bien entendu, une échographie des reins, poursuit le Dr Broeders. Aucun de ces examens n’est douloureux. Une fois que tout paraît en ordre, on termine par une angiographie des reins qui permet de parfaitement définir le nombre d’artères et de vérifier s’il n’y a pas une anomalie quelconque de l’organe".
Un parcours du combattant ? "Non, si le candidat est volontaire et qu’il parvient à prendre ses rendez-vous rapidement, le bilan peut être réalisé en moins d’un mois", nous assure la néphrologue, précisant qu’"au bilan physique, vient aussi toujours s’ajouter une évaluation psychologique".
Remboursé si la greffe a lieu
Qu’en est-il des coûts ? Si la greffe a bien lieu, tous les frais d’examens ainsi que l’intervention sont pris en charge par la mutuelle du receveur. "L’avantage du donneur vivant est que l’organe est de bien meilleure qualité et que le temps d’attente peut être raccourci, explique encore la spécialiste en transplantation rénale. Il est important d’expliquer à la population que l’on peut donner un rein de son vivant et très bien vivre avec un seul rein. Qu’on le donne à un membre de sa famille, un proche ou une connaissance. Ou alors, s’il y a un problème de compatibilité, que l’on s’inscrive dans le cadre d’un programme d’échange pour un don croisé. Le programme d’échange LDEP (Living donation exchange program) existe au sein d’Eurotransplant dans chaque pays. Enfin, pour ce qui est du donneur altruiste, je pense qu’il faudrait aller plus loin dans la législation pour essayer de cadrer cette activité."Laurence Dardenne http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/on-peut-tres-bien-vivre-avec-un-seul-rein-5320b775357058dcaad73fa0

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