La dialyse

Le transport des patients pris en charge par l’assurance-maladie (3,5 milliards d’euros) est assuré à 37 % par des ambulances, à 31 % par des taxis et à 23 % par des véhicules sanitaires légers (VSL).

Dialyse et poids sec en questions : http://fr.medipedia.be/insuffisance-renale/testez-vous_dialyse-poids-sec



Les méthodes A savoir Recommandations

Nos reins sont de véritables usines d’épuration qui nettoient en permanence notre sang de ses déchets, toxines et autres molécules indésirables. Les insuffisants rénaux — les malades dont les reins ne fonctionnent plus — mourraient rapidement s’ils ne s’astreignaient à un régime draconien et des séances régulières d’hémodialyse.

Trois fois par semaine, ils sont « branchés » plusieurs heures à une énorme machine d’hémodialysequi filtre leur sang et en élimine l’eau en excès. Un traitement lourd qui contraint (en 2011 étaient concernés 35.000 insuffisants rénaux français en phase terminale) à rester près d’un centre de dialyse et les immobilise plusieurs heures par semaine
En effet, lorsque les reins ne filtrent plus il est nécessaire de suppléer cette carence par l’aide d’une machine, remplaçant le travail d’épuration du rein. La dialyse remplace les reins. Le traitement de suppléance est réalisé de manière programmée pour 73,6% des patients et en urgence pour 26,4%. Les comorbidités et handicaps apparaissent plus fréquents en cas de démarrage en urgence. 93,9% des patients démarrant en urgence sont en hémodialyse en centre lourd, alors que 25,2% des patients en cas de dialyse programmée, sont en hémodialyse hors centre ou en dialyse péritonéale à domicile.
La dialyse doit être accepter, la rendre le moins pénible possible, si possible occuper ce temps mort où on s’épure. Mais quand on le peut il faut aussi tenter de retrouver une vie quasi normale en famille, se divertir, faire des projets.
Nos lendemains ont moins de certitudes qu’auparavant alors carpe diem et utilisons chaque seconde de cette survie, jusque notre seconde chance une vraie greffe hyper compatible avec un rein solide.

«Les reins ont plusieurs fonctions, explique le Docteur Bullani. L’une des plus importantes, c’est d’épurer le sang des différentes substances néfastes que notre organisme produit quotidiennement pour fonctionner.» Lorsque les reins n’éliminent plus correctement ces toxines, des conséquences graves, voire même la mort, peuvent survenir. La personne concernée développe ce qu’on appelle un syndrome urémique, caractérisé entre autres par un manque d’appétit, des nausées, une perte de poids et de la fatigue. En fait, les reins sont comme le filtre d’un aquarium. Lorsque celui-ci ne marche plus, tous les poissons commencent à aller mal. C’est la même chose avec les reins: quand ils ne fonctionnent plus, c’est tout l’organisme qui commence à se dérégler.
Le rôle de la dialyse est de remplacer cette fonction de purification des reins quand celle-ci marche au ralenti. En temps normal, les reins épurent 100 à 120 ml de sang par minute. Quand ce taux descend en dessous de 10-15 ml par minute, il faut remplacer la fonction rénale par une dialyse ou par une transplantation rénale, sans quoi les malades meurent.
«Il existe plusieurs types de dialyse, explique encore le docteur Bullani. On peut choisir la dialyse péritonéale. On utilise alors la membrane qui tapisse la paroi interne de l’abdomen et des viscères, le péritoine, comme filtre naturel de dialyse. L’autre possibilité c’est l’hémodialyse: un système de filtration externe au corps.» Dans ce cas, il s’agit de faire sortir le sang du corps, de l’épurer grâce à un circuit externe où les déchets sont filtrés par une membrane artificielle, puis de le réinjecter dans l’organisme.

A Morges, 3000 séances de dialyse sont réalisées chaque année. Les patients, dont la plupart souffre de diabète ou d’hypertension, se rendent au centre trois fois par semaine pendant quatre heures. Dans l’établissement vaudois, ils bénéficient de la technique d’hémodialyse considérée actuellement comme la plus performante: l’hémodiafiltration (voir détail «La dialyse expliquée en images») http://www.planetesante.ch/Mag-sante/Medicaments-et-Examens/Se-faire-dialyser-pour-remplacer-ses-reins-comment-ca-marche

Quelques sites basiques de nos confrères : 1) de Vincent Bourquin : le guide reno pratique http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/mini-guide-reno-pratique.pdf et http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/maladies-renales-et-options-therapeutiques_informations-destinees-aux-patients-sur-les-fonctions-du-rein-et-sur-la-dialyse.pdf . 2) Nephrohug (Genève) une page intéressante IRCT consacrée aux patients http://nephrohug.com/patients/#comment-534 3) Belgique choix de dialyse http://www.choixdialyse.be/fr/index.html 4) enfin France : http://www.facebook.com/video.php?v=213286795381365&oid=131143399311&comments
Apprendre que votre fonction rénale ou celle d’un proche est défaillante peut changer toute votre vie : une dialyse (épuration du sang) ou une transplantation rénale peut en effet avoir une grande influence sur votre style de vie.

Philippe Bagros, professeur honoraire à la faculté de médecine de Tours a fait sa carrière au CHU comme chef de service de néphrologie transplantation rénale et hémodialyse. Il a par ailleurs été chargé de créer et développer à la faculté un enseignement humaniste destiné à contrebalancer une dérive trop technique de la formation des étudiants. Le livre intitulé « Etre dialysé » paru en 2008 aux éditions Fleurus, collection « santé » , dont il est l’auteur, est fait pour les dialysés, leurs proches, et tous ceux qui ont la crainte d’avoir un jour besoin de cette technique et de la transplantation. L’idée directrice, venue de l’expérience de dizaines d’années de consultations, est d’aider les patients à se préoccuper des vrais soucis au lieu de se faire peur avec de faux problèmes.

La dialyse est un traitement couramment utilisé par plus de 350.000 personnes aux Etats-Unis et 35 000 personnes en France. Pour les insuffisants rénaux chroniques terminaux, la dialyse est aussi indispensable à la survie que contraignante en terme de rythme de vie. Cette méthode de soins, qui consiste à purifier le sang en le faisant circuler dans une machine, nécessite en effet pas moins de trois séances de trois ou quatre heures chaque semaine. Il faut donc réagir avant que vos reins ne filtrent plus. Le Pr Ronco précise que « 50 % des insuffisances rénales chroniques sont dues à une hypertension artérielle ou à un diabète » mais insiste également sur le rôle de certains « médicaments toxiques » : « trop de patients développent ou aggravent une maladie rénale par une consommation excessive d’anti-inflammatoires et antibiotiques ».
Les méthodes
Reste encore depuis 2011 (7 000 DVD gratuits, LRS - Rein échos) visualiser les 3 principales méthodes de dialyse
Nous devons pouvoir accéder au choix de nos médecins et accéder aux soins de notre choix, c’est un préalable intangible. Selon son besoin d’autonomie et son aptitude corporelle et hygiénique on peut choisir deux voies, dialyser en centre ou hors centre (en ambulatoire ou à domicile). D’où la nécessité de savoir ce qui vous convient le mieux dans la région où vous vivez et ses disponibilités de soins.

Deux grandes techniques sont actuellement utilisées :
· la dialyse du sang par voie intra corporelle : dialyse péritonéale*.
Le liquide de dialyse est introduit dans l'abdomen du patient par un cathéter 3 à 5 fois par jour.
· la dialyse du sang par voie extra corporelle : hémodialyse.
Les échanges entre le sang à épurer et le liquide de dialyse s'effectuent au travers d'une membrane semi perméable trois fois par semaine en centre de soins ambulatoire. Le plus souvent une fistule artério veineuse permet l'accès au sang.
Attention: il y a des indications et des contre-indications comme dans toutes les méthodes. La Dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA), l’hémodialyse ambulatoire et la transplantation rénale, sont les principaux modes de traitement de l'IRC,T accessibles pour plus de 75.000 patients insuffisants rénaux chroniques (dialysés ou transplantés).
Quelle que soit la méthode de dialyse retenue, elle doit être adaptée aux besoins du patient. A cette fin, l'offre de prise en charge du patient devra permettre de lui proposer la technique la plus en rapport avec son handicap et ses possibilités. Seule la greffe rénale nous permet d'éviter la dialyse. On peut bénéficier parfois d'une greffe préemptive en s'inscrivant sur la liste d'attente de l'agence de Biomédecine et après examens médicaux.


Liens méthodes:
· Mini guide Reno pratique: http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/mini-guide-reno-pratique.pdf
· Vidéos sur la dialyse : http://www.youtube.com/user/liguereinsante/feed
· Les abords vasculaires en hémodialyse http://www.hcuge.ch/~nephro/aborvasc/aborhopa.htm et http://www.medix.free.fr/sim/abords-vasculaire-hemodialyse.php
· Les traitements de substitution rénale : http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/les-traitements-de-substitution-renale.pdf
· La dialyse : http://www.docstoc.com/docs/20969959/DIALYSE-CHRONIQUE
· L’hémodialyse : http://www.association-dialyse-varoise.fr/informations-reins-hemodialyse.php et http://frankpaillard.chez-alice.fr/infirmier_urologie_hemodialyse.htm
· La dialyse péritonéale : http://www.rein-echos.info/21.html
· et http://www.commentguerir.com/medicaments/dialyse-peritoneale-continue-ambulatoire-18-solution-pour-dialyse-peritoneale
· Dialyse à domicile : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-dialyse-a-domicile-qualite-de-vie-et-r%C3%A9sultats-cliniques_1966.htm
· Prise en charge de l’IR chez le sujet âgé : http://www.docstoc.com/docs/20975973/Prise-en-charge-de-linsuffisance-r%C3%A9nale-chronique-chez-le
· Les traitements de substitution rénale : http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/les-traitements-de-substitution-renale.pdf
Quelques autre sites :
· http://www.parhtage.sante.fr/re7/idf/doc.nsf/VDoc/C1256B21004AA61680256E2800421A3A/ $FILE/circ150503.htm
· http://www.sfdial.org/html/accueil.htm
· http://www.rdplf.org/
· associations de dialyse : http://www.asso-dialyse.org/public/annuaires/carte.html
Dialyse, son démarrage précoce n’est pas associé à une meilleure survie http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-dialyse-son-deacutemarrage-preacutecoce-nest-pas-associeacute-agrave-une-meilleure-survie-_3478.htm

A savoir
La population concernée en phase terminale

Les conséquences de la phase terminale de l’insuffisance rénale chronique est onéreuse pour l’assurance maladie, lourde en traitements et concerne plus de 70 000 personnes.
La moyenne d’âge des patients en phase terminal est élevée, c’est généralement au grand âge que l’on se trouve le plus concerné. Les jeunes malades en phase terminale eux sont transplantés, ils retourneront en dialyse quand le transplant ne sera plus accepté par l’organisme (rejet), mais actuellement on sait greffer plusieurs fois un patient le long de son parcours de santé. Il y a de très jeunes malades en phase terminale avec des pathologies diverses plus ou moins graves.

Il faut donc accepter la maladie ses conséquences et s’informer sur le parcours optimal possible pour tenter de maintenir la qualité de vie que l’on souhaite au milieu des siens, parce que la vie sociale en est souvent perturbée, comme pour beaucoup de maladies chroniques. Une affaire que le malade conduira avec les différents spécialistes qui vont l’accompagner du stade 1 de gravité au stade 4 de son IRC(terminale) ; une prise en charge plus ou moins facile selon le comportement de chacun, son environnement, ses choix de vie, etc. Pour le moins il devra suivre son traitement médical (compliance), faire un régime, éviter les abus, en fait avoir une hygiène de vie très sobre et se conformer aux soins imposés pour survivre longtemps, avec ou sans reins.


L’information est la clef de la réussite de ce parcours, le temps manque et les effectifs médicaux ont sensiblement diminués. L’éducation thérapeutique commence à s’adapter à cette problématique de santé et à la diversité des patients. Le malade doit à la fois faire confiance au monde médical et apprendre à gérer son parcours de santé avec de nombreux professionnels
Le film "Parcours d’un futur hémodialysé" a été réalisé au printemps 2002 avec le concours de l’AFIDTN pour montrer à tous ceux qui traitent les insuffisants rénaux que la création de l’abord vasculaire pour hémodialyse est une activité organisée dont le parfait déroulement va garantir le succès. Il est disponible au siège de l’AFIDTN.
Dialyse rénale en vidéo http://www.atlasducorpshumain.fr/abdomen/103-dialyse-renale.htmlLe stade 5 de la maladie est connu sous le nom d’insuffisance rénale terminale (IRT), c’est là que l’on doit dialyser.Le premier traitement est la dialyse (97% des cas) et plus rarement une greffe rénale « d’emblée » (greffe préemptive). La dialyse ne guérit pas la maladie et ne redonne pas aux reins la capacité de re-fonctionner normalement. D’autre part, la dialyse ne peut remplacer complètement la fonction rénale. À moins d'être greffé, vous suivrez ce traitement de suppléance pendant toute votre vie. Cela peut paraître insurmontable quand on découvre la maladie, mais une fois acceptée on gère sa maladie chronique pour qu’il en résulte le moins de contrainte possible pour le patient.

Textes officiels :
· Décret n°2002-1197 Décret n°2005-346 Arrêté 25/04/2005
· Télémédecine : Arrêté 12/4/2005 Arrêté 5/3/2006

Dose de dialyse ou volume de distribution : quel est le meilleur paramètre pronostique ? Kt/V.
Le Dilemme du dénominateur
La dose moyenne de dialyse (kt/V single pool) était de 1,49 en France, 1,43 aux Etats-Unis et 1,37 au Japon. Cette faible dose de dialyse au Japon est expliquée par un plus faible débit sanguin. Le risque le plus faible de mortalité est observé pour un Kt/V de 1,7 en Europe, 1,6 aux Etats-Unis et 1,9 au Japon. A partir d’un Kt/V supérieur à 1,2, une réduction relative de la mortalité de – 0,05 pour un accroissement du Kt/V de 0,1 est observée en moyenne. Globalement, les caractéristiques de la membrane de dialyse n’influencent pas le pronostic bien que les membranes synthétiques soient les plus utilisées en France, pays pour lequel la mortalité est faible. Pour l’ensemble des patients, on observe également une moindre mortalité chez ceux dont le BMI est le plus élevé. J. Daugirdas Différents stades de l'insuffisance rénale. KT/V et PCR(sur les apports nutritionnels) permettent également de contrôler la dialysance du phosphore.

Plus vite on est inscrit sur la liste d’attente de greffe, plus on se donne de chance de ne pas rester trop longtemps en dialyse, d’où la nécessité de faire les examens rapidement au stade 5 de la maladie (ou à l’entrée en dialyse).
L'abord vasculaire, la fistule artério veineuse (FAV), est le maillon faible de l'hémodialyse, son talon d'Achille. Vos bras permettent l'accès à votre sang pour l'épurer. Il faudra donc sans cesse ménager vos veines depuis le dépistage de votre IR. La FAV crée par un chirurgien spécialisé (après radiographies adaptées) débitera 3 à 400 Litres de sang à l’heure

Lorsque l’on est au stade terminal la possibilité de greffe préemptive, de dialyse hors ou en centre doit s’étudier, après acceptation de la maladie et en fonction de sa vie familiale et de ses activités. Il y aura nécessité de se reconstruire une nouvelle vie et des projets lorsque l’on est chronique. Mais avant toute chose d’accepter sa maladie et les traitements et soins qu’elle impose, avec l’hygiène de vie appropriée (vie sans tabac, suivi diététique, etc.)
Le contenu de ce site n'est offert qu'à des fins strictement informatives et dans l'intention de donner matière à une discussion avec votre médecin ou un autre professionnel de la santé qualifié. Ne négligez jamais un conseil que vous aura prodigué votre médecin ou un autre professionnel de la santé qualifié. Sollicitez toujours l'avis d'un médecin ou d'un autre professionnel de la santé agréé à propos de toute question que vous avez sur un problème de santé et un traitement. Les renseignements fournis par ce site ne remplacent pas une consultation médicale. Voir nos mentions légales.

Recommandations ANAES : « le traitement par dialyse doit être débuté lorsque apparaissent les premières manifestations cliniques du syndrome d’insuffisance rénale chronique terminale, soit habituellement lorsque la clairance de la créatinine devient inférieure à 10 ml/min. Dans tous les cas où la clairance de la créatinine atteint 5 ml/min, le traitement doit être débuté ».

.