Dialyser les méthodes et les techniques


Egire 2011 - 3) Dr. Olivier Kourilsky par reinechos

Insuffisance rénale : tout savoir sur la dialyse http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-insuffisance-renale-tout-savoir-sur-la-dialyse-247.asp?1=1&IdBloc=2

On se pose tous des questions sur l'insuffisance rénale, son évolution et ses contraintes. On a demandé à un néphrologue de bien vouloir y répondre.

Il y a parfois quelques questions récurrentes posées par les insuffisants rénaux, que l’on retrouve également sur les forums. Nous avons sollicité le Docteur K. (néphrologue parisien) afin d’y apporter ses propres réponses. Une sorte de foire aux questions préalable pour les personnes malades nécessaire à leur information thérapeutique.

J’ai quelques questions à vous poser Docteur ?

J’ai mal aux reins que faut-il faire ?

La plupart du temps, le «mal aux reins » correspond à des douleurs lombaires qui sont d’origine rhumatologique. Il s’agit de douleurs plutôt basses et situées des deux côtés de la colonne vertébrale, s’accentuant en fin de journée ou après des efforts. Les reins ne font souffrir que dans deux circonstances :1-une dilatation rapide des cavités du rein (bassinet) par suite d’un obstacle, notamment un calcul ; c’est la colique néphrétique, douleur très violente et le plus souvent d’un seul côté ; 2- une distension de la capsule su rein au cours d’un infection aiguë (pyélonéphrite) ou d’autres affections rénales entraînant un brusque gonflement de l’organe. Autant dire que ces douleurs surviennent dans un contexte bien particulier. Si on a un doute sur l’origine rénale de douleurs lombaires, quelques examens simples suffisent pour s’en assurer : échographie des reins, analyses de sang et d’urines.

Comment je peux m’apercevoir que mes reins ne fonctionnent pas bien ?

L’insuffisance rénale est une maladie particulièrement silencieuse et sournoise, ce qui explique qu’on la découvre encore trop souvent à un stade avancé. Les signes urinaires sont souvent absents, en dehors de quelques maladies urologiques à l’origine de l’insuffisance rénale (prostate par exemple). La diurèse est conservée voire augmentée ! Les signes n’attirent pas toujours d’emblée l’attention sur le rein, et les anomalies biologiques (notamment urinaires) peuvent rester longtemps, isolées. Il faut donc contrôler systématiquement la fonction rénale devant certains symptômes tels que : œdèmes avec prise de poids rapide, présence de sang et/ou de protéines dans les urines, hypertension artérielle, diabète, essoufflement, anémie, et aussi systématiquement après 60 ans (une fois par an), ou en présence d’antécédents personnels ou familiaux particuliers.

Est-ce que je peux faire baisser ma tension artérielle ?

Une limitation raisonnable des apports de sel (par exemple 3 à 6g par jour au lieu des 10 à 15 que nous avons tous tendance à consommer quotidiennement), une perte de poids de plusieurs kilos, une activité physique régulière, l’arrêt de la consommation de tabac ont un effet favorable sur les chiffres de pression artérielle comme sur son retentissement (tabac) et doivent être conseillés dans tous les cas. Le stress excessif doit être diminué autant que possible (plus facile à dire qu’à faire !).Mais le traitement médicamenteux est indispensable si les chiffres de tension demeurent élevés, surtout s’il existe une maladie rénale car l’hypertension artérielle non contrôlée est le principal facteur d’aggravation des maladies rénales quelle qu’en soit la cause.

A quel moment dois-je consulter un néphrologue ?

Le parcours de soins tel qu’il est organisé actuellement nécessite que ce soit le généraliste qui adresse le patient au néphrologue. Il est souhaitable qu’un premier contact ait lieu le plus tôt possible lorsqu’une pathologie rénale est soupçonnée, a fortiori s’il existe une insuffisance rénale même modérée. Des mesures diagnostiques ou thérapeutiques ont d’autant plus de chance d’être efficaces qu’elles sont appliquées précocement. Aujourd’hui encore, près du tiers des insuffisants rénaux chroniques sont vus par un néphrologue moins de six mois avant le début de la dialyse. Or, de nombreuses méthodes de compensation de divers troubles liés à l’insuffisance rénale ou de protection peuvent, si elles sont entreprises tôt, empêcher ou retarder l’évolution vers une insuffisance rénale terminale. Certains médicaments sont à éviter eu sont à utiliser à doses adaptées. Il est donc préférable qu’une consultation ait lieu dès que le diagnostic est posé, de façon à définir, conjointement avec le médecin traitant, une stratégie de traitement et de surveillance, même si les consultations avec le spécialiste sont espacées à ce stade.

Une biopsie pourquoi faire Docteur ?

La biopsie rénale est un examen irremplaçable pour diagnostiquer avec précision nombre de maladies rénales (pour lesquelles les anomalies urinaires et sanguines ne donnent que des éléments d’orientation), par exemple les glomérulonéphrites ou les atteintes rénales des maladies systémiques (comme le lupus érythémateux disséminé), fournir des indications sur le pronostic, et guider le traitement. Elle est réalisée par voie percutanée, sous contrôle échographique, au cours d’une brève hospitalisation. Les accidents sont rares si les précautions et les contre-indications sont respectées. Il faut bien sûr faire cet examen avant que la maladie soit évoluée (minimum de risques, lésions identifiables et possibilités de traitement efficace).

A quel moment l’on devient malade chronique

Lorsqu’une maladie rénale chronique est identifiée, car même en l’absence d’insuffisance rénale, elle va nécessiter un traitement approprié et une surveillance au minimum annuelle. Ou lorsqu’une insuffisance rénale irréversible, quel qu’en soit le degré, est constatée sur une période de plusieurs mois. A partir de ce moment-là, il faut savoir et accepter que la vie va changer, qu’il faudra se soumettre à divers traitements et contrôles qui n’ont pour but de vous maintenir dans la meilleure santé possible.

C’est quoi exactement la dialyse ?

La dialyse consiste à débarrasser le sang de ses déchets, non éliminés par le rein, au travers d’une membrane semi perméable. De l’autre côté de la membrane circule un liquide stérile contenant divers constituants qu’on appelle dialysat. Les concentrations s’équilibrent de chaque côté de la membrane, ainsi les déchets azotés (urée, créatinine, acide urique), le potassium en excès, diverses toxines, sont épurés progressivement. Cette épuration extra rénale peut se faire grâce à deux techniques principales. Dans l’hémodialyse ou « rein artificiel », qui nécessite un circuit extra corporel (donc un accès aux vaisseaux, le plus souvent par une fistule artério veineuse), le sang est amené dans un dialyseur comprenant de nombreuses fibres creuses, faites de membranes synthétiques, où circule également le dialysat. Un générateur de dialyse assure la fabrication du dialysat à partir d’eau ultra pure et d’une solution concentrée d’électrolytes. L’hémodialyse comprend trois séances de quatre heures par semaine, Dans la dialyse péritonéale, la membrane semi perméable est constituée par la membrane péritonéale. Elle nécessite l’infusion, répétée plusieurs fois par jour, de dialysat dans la cavité péritonéale par l’intermédiaire d’un cathéter. Cette technique est effectuée de façon continue. Les contraintes horaires, qui existent dans les deux cas, sont dons de nature différente.

Est-ce que la dialyse fait souffrir Docteur ?

La dialyse en elle-même n’est pas douloureuse, mais elle peut être pénible s’il existe des prises de poids excessives entre chaque séance d’hémodialyse), avec notamment des chutes de tension et des crampes. Il est indispensable d’observer un régime strict et en particulier une limitation des apports en eau et en sel, d’autant que la diurèse se tarit souvent au bout de quelques semaines (Si on boit plus d’un litre d’eau par jor, on va obligatoirement prendre du poids). La diurèse est plus souvent conservée en dialyse péritonéale, ce qui peut permettre un régime moins strict. L’application de crème anesthésique permet d’éviter la douleur lors des ponctions de la fistule artério veineuse pour les séances d’hémodialyse.

Y a t-il une possibilité pour ne plus rester en dialyse ?

En dehors de cas bien particuliers, la dialyse doit être continuée toute la vie. Sinon, c’est la mort par urémie. La seule solution pour y échapper est de pouvoir bénéficier d’un greffe de rein (donneur vivant apparenté, ou rein de donneur décédé).La greffe réussie permet de retrouver une vie pratiquement normale, mais au prix d’un traitement immunodépresseur permanent indispensable pour tolérer le greffon (et dont on cherche à maintenir les doses aussi basse que possible). Ce traitement peut entraîner ses effets secondaires propres, c’est pourquoi une surveillance médicale, plus ou moins espacée, demeure nécessaire.

Cela peut durer combien de temps une greffe rénale ?

C’est extrêmement variable. La tendance naturelle de l’organisme est de rejeter le greffon, c’est pourquoi le traitement immunodépresseur est indispensable. Les greffes de donneurs vivants apparentés durent plus longtemps. La greffe peut durer entre 15 et 20 ans, voire plus. Si elle est rejetée, il y a la possibilité de reprendre la dialyse en attendant une nouvelle greffe de rein. C’est l’énorme avantage par rapport à d’autres organes comme le cœur ou le foie.

Que doit-on faire ? Où faut-il s’inscrire ?

Consulter un néphrologue le plus tôt possible, se rapprocher des réseaux de santé en néphrologie pour bénéficier de leur aide et éventuellement des méthodes d’éducation thérapeutique, des associations de patients pour s’informer. C’est le néphrologue qui vous adressera à l’’équipe de transplantation. Celle-ci procédera à votre inscription sur la liste d’attente après la réalisation des divers examens nécessaires.

J’ai un peu peur Docteur, cela va changer ma vie ?

Bien sûr cela va changer la vie, mais de grands progrès ont été effectués. Il existe des moyens efficaces pour ralentir, stabiliser, parfois guérir la maladie ! Plus tôt on consulte et on s’informe, mieux on se prépare à organiser sa vie en fonction de sa pathologie : hygiène de vie, si besoin contact avec une assistante sociale, un psychologue, information auprès des associations de patients qui éditent de nombreux documents fort utiles. Bref, à l’instar du diabétique qui gère au jour le jour son traitement, devenir acteur de sa prise en charge et non plus la subir !

Signé Docteur K Nephrologue

  

Il existe plusieurs méthodes de dialyse adaptées aux uns ou aux autres

Viendra le jour où il faudra choisir sa méthode de dialyse. Selon, son état de santé, son âge et ses souhaits familiaux. On peut dialyser à domicile ou dans un centre de soins. Il faut choisir ce qui va le mieux à la personne concernée. Cela bien avant d’arriver en phase terminale et afin de s’y préparer. Il n’y a pas une méthode unique, mais plusieurs, aucune est idéale, mais par contre certaines vous seront plus adaptées à un moment donné.

L’idéal est de rencontrer des gens qui pratiquent la dialyse et partager un petit moment avec eux pour se faire son opinion. Ensuite voir avec son médecin ce qui vous convient le mieux et qui est possible pour vous.

Il ne faut pas subir il faut choisir. Ainsi faut-il être renseigné sur les différentes méthodes et déterminer avec son médecin celle qui vous convient le mieux en prenant en compte tous les facteurs (plus et moins pour vous de chaque méthode et vous projeter sur un parcours de soins choisi sur la durée) Deux grandes techniques sont actuellement utilisées :

a) - la dialyse du sang par voie intra corporelle : dialyse péritonéale*. Le liquide de dialyse est introduit dans l'abdomen du patient par un cathéter 3 à 5 fois par jour.

b) - la dialyse du sang par voie extra corporelle : hémodialyse. Les échanges entre le sang à épurer et le liquide de dialyse s'effectuent au travers d'une membrane semi perméable. Le plus souvent une fistule artério veineuse permet l'accès au sang. Trois fois par semaine en centre de soins

Quelle que soit la méthode de dialyse retenue, elle doit être adaptée aux besoins du patient. A cette fin, l'offre de prise en charge du patient devra permettre de lui proposer la technique la plus en rapport avec son handicap et ses possibilités. Seule la greffe rénale nous permet d'éviter la dialyse.

A savoir : - La dialyse péritonéale (10 à 15% des dialysés) permet d'attendre une greffe en n'étant pas bloqué trois fois par semaine pendant 3 ou 4h près d'une machine, dans un centre de soins loin de chez soi. Il faut une certaine autonomie et beaucoup d’hygiène pour la pratiquer. DPA et DPCA.

La dialyse péritonéale fonctionne selon les mêmes principes que l'hémodialyse, mais ici le sang est nettoyé à l'intérieur du corps plutôt qu'à l'aide d'un rein artificiel. Votre abdomen comporte une cavité péritonéale tapissée d'une fine membrane, le péritoine, qui recouvre aussi les intestins et d'autres organes internes.

L'hémodialyse à domicile ou en autodialyse simple, vous laisse gérer votre dialyse. L'hémodialyse ambulatoire (90% des patients), en centre lourd, UDM ou autodialyse (simple et assistée), vous permet une présence médicale et une surveillance pendant la séance de dialyse. Les techniques utilisant l'hémodiafiltration, ainsi que la dialyse quotidienne sont les évolutions à suivre. Les séances de dialyses (le soir, la nuit), sont recherchées par ceux d’entre nous qui peuvent continuer de travailler .

A savoir : La dialyse péritonéale a été initialement utilisée vers 1945-1946 comme traitement de l'insuffisance rénale aiguë, et, pendant plus d'une décennie, elle resta le procédé d'épuration le plus utilisé ; l'apparition d'une nouvelle génération de reins artificiels plus performants contribua à la rendre moins intéressante que l'hémodialyse. Hémodialyse : C'est l'épuration hors de l'organisme du plasma sanguin lorsque les reins ne peuvent plus assurer leurs fonctions émonctoires (évacuation des déchets). Il s'agit d'une machine à laquelle sont branchées une artère du malade qui amène le sang vers l'épurateur et une veine qui ramène le sang épuré à celui-ci. Il s’agit de la fistule artério veineuse réalisée préalablement par un chirurgien. Cette épuration extra-rénale, réalisée 3 fois par semaine dans les insuffisances rénales chroniques, permet au malade d'attendre que l'on trouve un rein compatible pour une transplantation. Certains malades subissent le rein artificiel depuis 25 ans sans problème, en particulier les malades qui respectent absolument le régime alimentaire sévère qui reste limité quant à la prise de liquide, de sel et de potassium.

Les 3 principales méthodes de dialyse sont à découvrir en vidéos sur : http://www.youtube.com/user/liguereinsante/feed?gl=US&hl=en

Quelques liens pour en savoir plus :

Comparez les différentes méthodes de dialyse Comment choisir l’option la plus appropriée, voir la revue Rein échos n°10 spéciale dialyse http://www.rein-echos.org/4.html et encore : http://www.nephroaktuell.ch/fr/avantages-desavantages-_content---1--1046.html

Comprendre tous les problèmes liés à la dialyse depuis les exposés en vidéo de médecins néphrologue et diabétologue, c'est possible et nous vous l'offrons. http://www.dailymotion.com/reinechos#videoId=xnba29  et ou Sur ce site EGIRE 2011 et  EGIRE 2009 colloques médicaux toutes nos vidéos : vidéos les médecins et la dialyse, puis en 2010 les 3 principales méthodes de dialyse visibles sur dailymotion Rein échos  http://www.dailymotion.com/video/xh6ahz_l-unite-de-dialyse-medicalisee-udm_lifestyle 

Votre annuaire des centres de dialyse : www.centresdedialyse.com
Bonjour Docteur : http://www.bonjour-docteur.com/article-blog-sante-dialyse-fistule-or-not-fistule--78-431.asp?1=1

Dialyse et poids sec: êtes-vous au point ? http://fr.medipedia.be/insuffisance-renale/testez-vous_dialyse-poids-sec Dailymotion - La dialyse péritonéale à domicile - une vidéo TV Film présentant la dialyse péritonéale à domicile sous tous ses aspects,avec des témoignages de patient et les explications des équipes soigantes. www.dailymotion.com/.../xh2v1o_la-dialyse-peritoneale-a-do...

une autre vidéo pour vous du Canada : http://www.youtube.com/watch?v=cm-nIU9PVsM

Le métier de nos infirmiers (ères) :

Diplôme : DE Infirmier + Expérience en hémodialyse obligatoire

Leurs missions : - Etre capable d'assurer en autonomie la bonne gestion du centre - Réaliser les soins en respectant les règles d'hygiène et de sécurité en conformité avec les protocoles. - Maitriser les outils du service de soins infirmiers (dossier de soins, fiche de prescription de dialyse, informatique). - Identifier les situations d'urgence et mettre en oeuvre les procédures d'urgence adaptées. - Eduquer et former le patient (règles d'hygiène, diététique...). - Gérer les plannings des patients ainsi que les dossiers médicaux en relation avec les néphrologues. - Assurer la commande et la réception des consommables ainsi qu'un suivi de l'entretien du traitement d'eau. Nature du poste : > Contrat à Durée Indéterminée > Horaires : 35h/ semaine réparties sur trois jours. > Rémunération selon expérience Vidéo :

découvrez la dialyse à Arlon : http://videos.sudpresse.be/video/iLyROoaf23eX.html 

Mini guide RENO PRATIQUE : http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/mini-guide-reno-pratique. et

http://vincentbourquin.files.wordpress.com/2009/12/les-traitements-de-substitution-renale.pdf 




Des troubles sexuels plus répandus chez la femme d'âge mur

Les résultats ont montré que 84% des femmes et 55% des femmes sexuellement actives dialysées avaient connu des problèmes sexuels. Il a également été découvert que la dysfonction sexuelle avait été signalée chez des femmes d'âges mûres, moins instruites, présentant des signes de dépression, atteinte de ménopause, diabétiques, et/ou sous traitements diurétique.

En outre, il a été constaté que les femmes qui avaient un partenaire étaient plus susceptibles de développer un dysfonctionnement sexuel que celle qui n'avaient pas de partenaires.

« Avec cette étude, nous en savons plus sur la condition très fréquente qu'est la dysfonction sexuelle féminine chez les femmes dialysée, cette étude mérite une grande attention, puisque nous ne possédons pas encore les outils spécifiques pour faire face à ce phénomène », a déclaré le Dr Strippoli, auteur principal de l'étude.

Il ajoute que «les cliniciens ne doivent pas négliger les problèmes d'importance mineure qui surviennent chez les personnes dialysées, comme l'est la dysfonction sexuelle. Car la santé sexuelle joue un grand rôle dans le bien être et la santé globale d'un individu». http://www.articlesenligne.com/article32913-dialyse-et-troubles-sexuels.html