Dépister précocement et ralentir :

Deux insuffisance rénale : aiguë (passagère) et chronique (irréversible)

L’insuffisance rénale aiguë. La pathologie qui affecte plus de 10.000 patients en Belgique consiste en une défaillance brutale des fonctions rénales. Il s’ensuit une augmentation rapide de l’urée et de la créatinine sanguine qui sont très néfastes pour l’organisme. Les conséquences sur le vécu quotidien du patient sont nombreuses : difficultés respiratoires, hypertension artérielle sévère, trouble de l’appétit, fatigue, somnolence, oedèmes, diminution du volume urinaire et encore bien d’autres difficultés.

L’insuffisance rénale aiguë est une véritable urgence diagnostique et thérapeutique. Il convient dès lors de sensibiliser au maximum le plus grand nombre de personnes. http://www.topicsante.be/insuffisance-renale-aigue-plus-de-10-000-patients/

Mémo Rein échos Insuffisance rénale chronique :

Le dosage de créatinine effectué par exemple au cours d'un bilan systématique ou lors de la surveillance d'une maladie chronique.
La présence de protéines dans les urines, protéinurie ou albuminurie, est une anomalie qui peut révéler une insuffisance rénale chronique.
La recherche de protéines s'effectue sur les urines des 24 heures à l'aide du test par bandelette.
La présence et le dosage de protéines dans les urines évalue le fonctionnement des reins.

Le débit de filtration glomérulaire correspond à la mesure de la quantité de plasma sanguin filtré par minute par les reins permet d'évaluer le dysfonctionnement des reins.
Le calcul du débit de la fonction glomérulaire, le DFG prend en compte le poids, l'âge et le sexe de la personne.
La mesure de la clairance de la créatinine s'effectue à partir du dosage de la créatinine dans le sang et dans les urines de 24 heures. http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/insuffisance-renale-chronique-240http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/insuffisance-renale-chronique-240

Sur quoi repose le dépistage de l’insuffisance rénale ?
1.Le contrôle régulier de la tension artérielle, car une tension élevée peut révéler la présence d’une maladie des reins.

2.Un test urinaire par bandelette recherchant la présence de protéines dans les urines (protéinurie), de sang (hématurie) ou de sucre (glycosurie), signalant un dysfonctionnement des reins.

3.Lorsqu’une maladie rénale est soupçonnée, le diagnostic est confirmé par une prise de sang mesurant la quantité des substances éliminées par les reins : créatinine, urée… Une accumulation dans le sang de ces substances témoigne d’un mauvais fonctionnement des reins.

4. L’identification des personnes à risque. Comme indiqué ci-dessus, la maladie rénale s’installe lentement et évolue silencieusement. Il est donc important d’identifier les personnes qui présentent le plus de risque de développer une insuffisance rénale afin de leur proposer un dépistage annuel (test urinaire, mesure de tension artérielle).
L’annonce d’une maladie chronique provoque un véritable bouleversement dans la vie du patient. Deuil de la bonne santé, renoncement à certains projets de vie, isolement, déni et incompréhension, le patient diabétique, à l’annonce du diagnostic, comme dans toutes les maladies chroniques passe souvent par plusieurs de ces phases avant d’accepter sa situation.
Quelles sont les personnes les plus à risque d’insuffisance rénale ?

•Les personnes âgées de plus de 60 ans (les reins aussi vieillissent !).
•Les hypertendus (l’hypertension – tout comme le diabète - abîme les petits vaisseaux dans les reins, endommageant à la longue la capacité de filtration des reins).
•Les diabétiques (l’excès de sucre dans le sang sollicite aussi plus fortement les reins et les « fatigue »).
•Les sujets ayant des antécédents familiaux de maladies rénales.
•Les personnes qui font des infections rénales.
•Les sujets atteints d’une maladie auto-immune ou inflammatoire.
•Les personnes atteintes d’une infection chronique virale, comme une hépatite ou le VIH.
•Le suivi de certains traitements connus pour avoir des effets toxiques sur les reins.
Toutes ces personnes, devraient se soumettre régulièrement aux tests de dépistage, avec au minimum une mesure de leur tension artérielle et un test urinaire par bandelette tous les ans.

Ceci dit, nous pouvons tous demander à notre médecin si un test est opportun dans notre cas pour vérifier le bon fonctionnement de nos reins.

Retenons que le diabète et l’hypertension représentent les premières causes d’insuffisance rénale et de dialyse. Ainsi, en prévenant le diabète et l’hypertension, on prend soin de nos reins ! http://www.e-sante.fr/comment-proteger-mes-reins-contre-quoi/2/actualite/577

Prévenir les maladies rénales et diabétiques
Sexe, âge, hérédité (causes génétiques, surpoids, cholestérol élevé, hypertension artérielle, sédentarité...Conditions de vie et de travail détériorées...)
Médicaments agressifs sur la fonction rénale
Modes de vie et alimentation (Alcool et tabac, Hygiène de vie, activité physique, stress, environnement qualité air et eau,, qualité nutrition, mauvaises habitudes alimentaires, réduction excès de sel et sucre, graisses aniamales...)
Respecter ces principes pour vous préserver le plus longtemps possible des maladies rénales et du diabète, comme des maladies cardio-vasculaires.
Le rein comporte une double fonction de filtration et de réabsorption. La créatinine est un produit de dégradation de la créatine, substance protéique, fabriquée par le foie et stockée dans le muscle. Elle est ensuite filtrée puis éliminée par le rein. Son dosage dans le sang et/ou dans les urines est le marqueur actuellement le plus utilisé pour évaluer la fonction rénale.Définition de l’insuffisance rénale chronique
L’insuffisance rénale chronique a été définie par la Haute Autorité de Santé en 2002 : elle est secondaire à une maladie rénale et correspond à une diminution permanente de la fonction rénale ; l’insuffisance rénale est dite chronique lorsqu’elle est présente depuis au moins trois mois et est irréversible. En pratique, lorsque les deux reins ne fonctionnent plus correctement, l’organisme est petit à petit empoisonné par les déchets qui ne sont plus éliminés.

Dans bien des cas, la maladie progresse silencieusement pendant un grand nombre d’années. Les personnes touchées peuvent rester en bonne santé apparente avec des reins fonctionnant de 10 à 20% de leur capacité normale.

L’Insuffisance Rénale Chronique, un enjeu de santé publique
Rappel physiopathologique : les reins et l’insuffisance rénale chronique
Les reins sont des organes vitaux, aussi indispensables que le coeur. Ils assurent plusieurs fonctions essentielles :
• Régulation des quantités d’eau dans l’organisme
• Régulation des quantités de sel, potassium et autres minéraux
• Régulation du milieu intérieur (élimination des acides en excès provenant de l’alimentation)
• Elimination des produits toxiques de l’organisme
• Intervention dans la production et la sécrétion d’hormones

Quelles sont les valeurs normales ?
Dans le sang : 50 à 100 µmol/l chez la femme adulte, soit 5,6 à 11,3 mg/l ; 65 à 120 µmol/l chez l'homme adulte, soit 7,36 à 13,6 mg/l. Dans les urines : 8 à 16 mmol/24 heures chez la femme ; 9 à 18 mmol/24 heures chez l'homme.

Comment est interprété le résultat ? La concentration de la créatinine dans le sang varie physiologiquement avec l'apport alimentaire et avec la masse musculaire et donc en fonction de l'exercice musculaire. Son élévation traduit une insuffisance rénale, aiguë ou chronique. Le dosage de la créatinine dans les urines est surtout utile au calcul de la clairance de la créatinine qui est un meilleur marqueur de la fonction rénale que le taux de créatinine dans le sang. Le rapport créatinine urinaire/créatinine sanguine aide aussi au diagnostic de la cause de l'insuffisance rénale, qui peut être soit, organique (elle atteint l'organe lui-même), soit fonctionnelle (la fonction d'élimination du rein est anormale).

Quels sont les examens demandés pour un bilan biologique de la fonction rénale ? Examen permettant d'apprécier globalement la fonction rénale
Tous les examens ne sont pas demandés d'emblée mais progressivement en fonction des résultats obtenus. Ils peuvent réaliser conjointement ou séparément dans le sang ou dans les urines. Urée plasmatique et urinaire : Créatinine plasmatique et urinaire Ionogramme sanguin Ionogramme urinaire Clairance de la créatine : Examen plus spécifique d'une atteinte rénale particulière : Hémoglobinurie Protéines urinaires Electrophorèse des protéines urinaires : elle est en particulier utile au diagnostic et au suivi du syndrome néphrotique. Soyez prudent, ne passer que par des spécialistes (pharmacine, hôpital...)

La composition des urines du sujet sain adulte en régime normal est : Volume 1 000 - 2 000 ml/24h Glycosurie 0 g Protéinurie < 50 mg/24h ou 20 µg/min pH Variable dans la journée entre 4,6 et 8 Urée 300 - 600 mmol/24h Na 100 - 200 mmol/24h K 60 - 80 mmol/24h Créatinine 7 - 15 mmol/24h Calcium 4 - 6 mmol/24h Acide urique 2,4 - 4,8 mmol/24h

L'évaluation de la filtration glomérulaire repose en pratique courante sur la mesure de la clairance de la créatinine : sa valeur normale est 120 ml/min/1,73 m2 de surface corporelle. Elle nécessite un recueil des urines des 24 heures. On lui substitue souvent une évaluation de la fonction rénale à partir de la créatinine plasmatique. Celle-ci, pour une même filtration glomérulaire, est dépendante du sexe, de l'âge, de la masse musculaire et de la race. La formule de Cockcroft permet une évaluation de la fonction rénale à partir de la mesure de la créatinine plasmatique :
Chez l'homme : Ccrea (ml/min) = 140 - âge (années) × poids (kg) / 0.814 × créatininémie (µmol/l)
Chez la femme : multiplier le résultat par 0.85 http://www.chups.jussieu.fr/polys/nivA/NephroNivA.html

Fonction rénale en chiffres : http://www.med.univ-rennes1.fr/wkf/stock/RENNES20061221025012lepogampLA_FONCTION_RENALE.doc
Pour aller au-delà, vite consulter l’indispensable site de : e santé http://www.e-sante.fr/bilan-fonction-renale-rein-NN_1230-60-1-2.htm

 
La HAS précise : Dépistage, diagnostic, évaluation initiale de la maladie rénale chronique
Identifier les patients à risque de maladie rénale chronique
Dépister une fois par an la population à risque par :
· un dosage de la créatininémie avec estimation du débit de filtration glomérulaire
Couplé
· à un dosage de l’albuminurie1 réalisé sur un échantillon urinaire, et dont le résultat est
exprimé sous la forme d’un ratio albuminurie/créatininurie.
Dépistage en médecine du travail
Le dépistage de marqueurs d’atteinte rénale : protéinurie, hématurie, leucocyturie, est réalisé
à partir du test de bandelettes urinaires sur échantillon d’urine.
Dépistage en médecine ambulatoire
Le dépistage de la maladie rénale chronique est limité à celui de la population à risque
définie comme suit :
diabète ;
hypertension artérielle traitée ou non ;
âge > 60 ans ;
obésité (IMC > 30 kg/m²) ;
maladie cardio-vasculaire athéromateuse ;
insuffisance cardiaque ;
maladie de système ou auto-immune (lupus, vascularite, polyarthrite rhumatoïde, …) ;
affection urologique (uropathie obstructive, infections urinaires récidivantes, etc.) ;
antécédents familiaux de maladie rénale ayant évolué au stade d’IRCT ;
antécédents néphropathie aiguë ;
exposition à des toxiques professionnels (plomb, cadmium, mercure) ;
traitement néphrotoxique antérieur (médicaments néphrotoxiques en particulier ains,
exposition aux produits de contraste iodés, chimiothérapie, radiothérapie, etc.).
Il est réalisé une fois par an et porte sur :
l’estimation du débit de filtration glomérulaire (DFG estimé) (cf. annexe 1), réalisée à partir
du dosage de la créatininémie ;
la mesure de l’albuminurie1 réalisée à partir d’un échantillon urinaire à tout moment de
la journée, et dont le résultat est exprimé sous la forme d’un ratio albuminurie/créatininurie
(A/C) (cf. annexe 2).
Diagnostic
En présence de signes d’atteinte rénale (diminution du DFG, albuminurie, hématurie,
leucocyturie, anomalie morphologique) :
· identifier une situation nécessitant une prise en charge spécialisée en urgence ou
rapide
· en dehors de ces situations, vérifier l’anomalie en répétant les tests dans les 3 mois qui
suivent. Demander au patient de faire réaliser les tests de préférence dans le même
laboratoire, pour que les estimations du DFG s’effectuent à partir des mêmes
méthodes de dosage de la créatininémie
· confirmer le diagnostic de maladie rénale chronique lorsque les signes persistent
pendant plus de 3 mois
· référer au néphrologue en cas de doute sur la nature de la maladie rénale ou de nécessité d’examens spécialisés pour le diagnostic étiologique. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-04/guide_parcours_de_soins_mrc_web.pdf nécessité d’examens spécialisés pour le diagnostic étiologique. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-04/guide_parcours_de_soins_mrc_web.pdf 

Le (ou la) patient(e) dialysé(e) a des Droits et des Devoirs.

Tous les patients ont droit aux soins, à l'écoute, à la préservation de leur intimité et doivent être traités avec égard. En retour, vous avez le devoir de respecter tous les membres du personnel et l'environnement dans lequel ils travaillent.
Ces Droits sont en général énoncés dans la Charte du patient Hospitalisé.
Cela concerne notamment :
- le droit à l'information réaffirmé par la loi du 4 mars 2002
- le consentement éclairé, impératif avant de pratiquer tout acte médical
- la personne de confiance qui peut vous assister et vous soutenir
- l'accès au Dossier Médical par vous même ou par votre médecin et selon les conditions qui sont notifiées dans le livret d'accueil et dans le respect du décret n° 2002-637 du 29/04/2002
- la confidentialité et l'anonymat
- la Commission des Relations avec les Usagers
- le traitement informatisé des données dans le respect des règles et modalités validées par la CNIL ( Commission Nationale Informatique et Liberté )

Les Devoirs du Patient sont des obligations liées à des règles de vies en commun et nous vous remercions par avance de les respecter :
- des règles de vies et de comportements ;
- des règles d'hygiène et de sécurité ;
- des règles internes dont la non autorisation (sauf exception et sur avis médical) pour les proches à assister aux séances de dialyse.

Il est recommandé aux patients de porter des vêtements confortables, en principe réservés uniquement à la séance de dialyse ( jogging, pyjama ou chemise de nuit à manches courtes boutonnés sur le devant ) sans oublier le port de pantoufles.
Il y a obligation du lavage des mains et de bras après avoir ôter montre, bracelets et bagues.
Il est souvent demandé le maintien en position "arrêt" des téléphones mobiles en raison des risques de perturbation des dispositifs médicaux fonctionnant avec des systèmes électroniques.
L'ensemble de ces points sont abordés dans "Droits et Devoirs du Patient", document intégré dans le livret d'accueil remis au patient dès son admission.

Affections de longue Durée

Le dispositif des affections de longue durée (ALD) a été mis en place dès la création de la sécurité sociale afin de permettre la prise en charge des patients ayant une maladie chronique comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Une liste établie par décret fixe trente affections (ALD30) ouvrant droit à une exonération du ticket modérateur (tumeurs malignes, diabète, maladies psychiatriques de longue durée, maladie coronaire, etc.). Son obtention est subordonnée à une demande à la caisse et à l’accord du service médical. La loi du 13 août 2004 a modifié le dispositif des ALD.

On définit pour tout malade entrant en ALD un protocole de soins définissant son parcours de soins. Ce protocole est établi par le médecin traitant, validé par le médecin conseil de l’assurance maladie puis signé par le patient. En pratique, la quasi totalité des affections ayant un caractère habituel de gravité (cancers, maladies cardiovasculaires, infection par le VIH, diabète, troubles graves de la santé mentale…) est couverte par le champ des ALD. Cette morbidité est le reflet de pathologies graves comportant un traitement prolongé et une thérapeutique coûteuse.