L’insuffisance rénale chronique  

Chaque année, de nouveaux malades rénaux chroniques sont dépistés, parfois à un stade terminal. Les maladies rénales sont silencieuses en dehors des calculs urinaires. Souvent, elles ne sont pas détectées suffisamment tôt pour permettre de retarder l'évolution vers l'Insuffisance Rénale Chronique (IRC), parfois grave (et surtout irréversible).
Voici nos conseils pour prendre soin de vos reins et repérer à temps une éventuelle insuffisance rénale pour la prendre en charge le plus tôt possible.
· Le rôle des reins
· L’IRC, c’est quoi ?
· Symptômes
· Facteurs de risque
· Diagnostiquer
· Les traitements
· Prévention 

Le rôle des reins

L’eau, l’un des principaux constituants du corps humain et balance hydrique
L’eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d’eau pour une personne de 70 kilogrammes. A l’intérieur de l’organisme, l’eau n’est pas répartie uniformément. Sa concentration varie d’un organe à l’autre, on la retrouve à 90 % dans le sang.
Le corps humain ne peut pas stocker l’eau. En effet, l’organisme élimine en permanence de l’eau via les excrétions (principalement l’urine), la respiration (au moment de l’expiration), et la transpiration.
Pour maintenir l’organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par les apports. Les reins permettent d’assurer cet équilibre hydrique en compensant les apports d’eau (via les boissons que nous buvons, et la nourriture) et les sorties d’eau (via l’urine, sueurs, etc.) jour après jour.

Les reins, la « centrale d’épuration et de régulation » du corps humain
Organes majeurs de l’appareil urinaire, les reins permettent d’extraire les toxines, les déchets métaboliques du sang et les sels minéraux excédentaires, pour les éliminer dans les urines.
Ce nettoyage se fait grâce aux néphrons, unités fonctionnelles rénales, au nombre de 1 million par rein à la naissance. Concrètement, les néphrons vont extraire les déchets solubles du sang circulant dans les reins, produisant ainsi l’urine qui sera transférée vers la vessie via l’uretère, pour être définitivement éliminée du corps.
Chaque minute, les reins filtrent et nettoient ainsi environ 1 litre de sang, soit plus de 1400 litres par jour, produisant environ 1.5 litres d’urine quotidiennement.

Un rôle de régulateur indispensable
Outre leur fonction de nettoyage et d’équilibre hydrique, les reins ont aussi pour rôle de :
- Maintenir la pression artérielle : les reins produisent une enzyme, la « rénine », qui joue un rôle important dans contrôle de la pression sanguine et donc la prévention de l’hypertension artérielle.
- Stimuler la production de globules rouges : Les reins sécrètent une hormone, l’"érythropoïétine", incitant la moelle osseuse à produire des globules rouges, indispensables au transport de l’oxygène dans notre organisme.
- Assurer l’équilibre en minéraux : les reins permettent d’éliminer les excédants de minéraux (tels que le sodium, le potassium ou le phosphore par exemple) par les urines.
- Assurer l’équilibre acido-basique : les reins permettent de maintenir le milieu intérieur stable, ils éliminent les acides excédentaires produits par le fonctionnement cellulaire, tout en préservant le capital basique.
- Transformer la vitamine D en « calcitriol », permettant ainsi l’absorption du calcium par l’intestin, et sa fixation dans les os.
- Maintenir l’équilibre des substances chimiques intervenant dans le fonctionnement des muscles et du cœur.





Les reins : Chaque jour 20% du débit cardiaque (5 litres/minute) passent à travers de nos deux reins, soit plus de 1400 litres de sang par jour.

Chaque rein est organisé en un million d’unités fonctionnelles, les néphrons. Chaque néphron comprend les glomérules (appareil de filtration), les tubes (système d'échanges entre le sang et l'urine en formation), les vaisseaux (artères, veines, capillaires) et le tissu interstitiel (tissu de soutien dans lequel sont situés les autres éléments).

Lorsque les néphrons ne sont plus fonctionnels, alors nos reins ne filtrent plus nos déchets et nous risquons la mort ou bien il nous faudra vite recourir à un rein de secours (artificiel ou transplanté).

On peut ralentir cette perte de néphrons secondaire à une maladie rénale, dont la conséquence est une diminution de la filtration glomérulaire, avec l’aide de médicaments appropriés et d’un suivi médical attentif.

Connaissez-vous le rôle des reins et du système urinaire ?

Par : EL MOUDJAHID Le : dimanche 23 décembre 2007

La seule fonction des reins est de filtrer notre sang afin d’en éliminer les déchets.Faux. Il est vrai que le premier rôle des reins est de débarrasser le corps des déchets qui s’accumulent chaque jour dans notre sang. Ils sont l’usine d’épuration des «eaux usées» de notre organisme. Les reins filtrent notre sang et éliminent, dans les urines, les déchets produits par notre organisme et plus de 80 % des médicaments que nous consommons. Le sang ainsi filtré ne conserve que les substances essentielles au bon fonctionnement de notre organisme. Chaque rein contient environ un million de petits filtres appelés néphrons. Ce sont les néphrons qui purifient le sang. Une fois filtré le sang filtré, l’urine est formée, ce qui permet l’élimination des déchets.

Mais là ne s’arrête pas le travail des reins. Ils régularisent le volume de sang et sa composition afin de toujours répondre aux besoins de notre organisme qui est en constant changement. Ainsi, les reins s’assurent de conserver le juste équilibre entre la quantité d’eau et les différents produits chimiques dont notre organisme a besoin (ex. sodium, potassium) d’une part, et les acides et les bases d’autre part.

Ce travail est hautement complexe et confondrait n’importe quel chimiste. Mais les reins s’acquittent de leurs tâches de façon efficace la plupart du temps. Les reins sont aussi utiles dans la fabrication de certaines hormones et autres substances qui permettent de régulariser le fonctionnement de notre organisme.

Par exemple, les reins fabriquent la rénine, une substance qui permet de régulariser notre tension artérielle. L’érythropoïétine, quant à elle, stimule la production de globules rouges. Les globules rouges sont fabriqués dans la moelle osseuse (substance à l’intérieur des os). Il peut arriver que la quantité de globules rouges dans l’organisme devient insuffisante, le rein produit alors l’érythropoïétine qui ordonne à la moelle osseuse de produire des globules rouges. Les globules rouges sont importants, car ce sont eux qui sont responsables de transporter l’oxygène partout dans notre corps.

Les reins contribuent à la formation des os. Vrai.

Certaines cellules des reins jouent aussi un rôle dans la transformation de la vitamine D afin de la rendre utilisable par notre organisme. Comme vous le savez peut-être déjà, la vitamine D est essentielle pour l’absorption du calcium, un élément important pour maintenir nos os en bon état.

Le diabète et l’hypertension artérielle peuvent causer des problèmes rénaux. Vrai.

La première cause de maladie du rein est le diabète. Il est donc important, lorsqu’une personne est diabétique ou à risque de l’être, de bien s’alimenter et de suivre les recommandations médicales. Le contrôle du taux de sucre dans le sang est important.Un autre facteur important est l’hypertension artérielle (haute pression), qui est la deuxième cause de maladies du rein. Une tension artérielle plus élevée que 140/90 de façon continue agresse les reins. Un diabète et une tension artérielle bien contrôlés diminuent les risques de développer des maladies du rein.Diminuer l’apport de calcium dans notre alimentation peut réduire les risques de formation de pierres aux reins.Faux. On estime que 75 % des pierres aux reins sont composées d’oxalate de calcium. Mais il semble qu’une personne à risque, qui diminuerait son apport en calcium en deçà des quantités nécessaires, court plus de chance de développer des pierres aux reins. Les recherches démontrent que le fait de prendre une quantité modérée d’aliments riches en calcium (lait, fromage, yaourt, etc.) peut diminuer les risques de développer des pierres aux reins.

Les maladies du rein peuvent être dépistées par de simples tests de sang ou analyse d’urine. Vrai.

L’analyse d’urine permet de détecter la présence d’une protéine appelée albumine. L’albumine est un élément essentiel pour le bon fonctionnement de notre organisme. Ainsi, si le rein laisse passer l’albumine dans les urines lors de la filtration, nous pouvons suspecter un problème. Donc, l’analyse d’urine permet d’identifier les personnes à risque de développer des maladies du rein, et ce, avant même qu’elles n’aient remarqué des symptômes de la maladie.Des tests de sang peuvent aussi nous indiquer si les reins fonctionnent normalement. Le sang est analysé afin de vérifier s’il y a présence- d’urée : l’urée est un déchet que notre organisme produit après avoir utilisé les protéines d’origine alimentaire surtout la viande. L’urée est filtrée par les reins et éliminée dans les urines. Si l’on retrouve de l’urée dans le sang, c’est un indice que les reins fonctionnent moins bien.- de créatinine : la créatinine est un déchet produit par les muscles après qu’ils ont travaillé. La créatinine doit donc être éliminée dans les urines. La présence d’urée et de créatinine dans votre sang peut suggérer à votre médecin de vous faire passer des tests plus spécifiques tels qu’un ultrason ou une biopsie.

Les maladies du reins sont rares et ne concernent que certaines personnes à risque. Faux.

Selon les statistiques de la Fondation des maladies du rein du Canada, plus de deux millions de Canadiens souffrent d’insuffisance rénale ou d’une maladie reliée aux reins, comme le diabète, l’hypertension, les calculs rénaux ou les infections urinaires. Nous sommes donc tous concernés par les maladies du rein.Une maladie rénale peut être présente sans que l’on note l’apparition d’aucun symptôme particulier. Lorsque l’on diagnostique de façon précoce une maladie du rein, des traitements tels que la diète ainsi qu’un meilleur contrôle de la tension artérielle et du diabète peuvent prévenir ou ralentir la progression de la maladie. Lorsque la maladie rénale progresse jusqu’à l’insuffisance rénale, il faut alors envisager des traitements tels que la dialyse et même la greffe rénale afin de maintenir la personne en vie.Il est donc important que vous passiez régulièrement un examen de santé qui inclut :- un contrôle de la tension artérielle;- une surveillance du diabète par un contrôle du taux de sucre dans le sang;- des tests pour dépister le taux de protéines dans les urines;- des prises de sang qui permettent d’évaluer votre fonction rénale.

Les enfants qui mouillent leur lit peuvent corriger ce problème par leur simple volonté. Faux.

La majorité des enfants qui éprouvent ce problème ne le font pas de façon intentionnelle. Les enfants sont habituellement très embarrassés de ce problème. Patience, soutien et encouragement de la part de la famille sont essentiels afin d’aider l’enfant à enrayer ce problème. Les punitions n’aident pas à corriger le problème d’incontinence la nuit. Avec le temps, la plupart des enfants vont régler le problème. Toutefois, certains traitements peuvent aider l’enfant, comme un programme d’exercice de contrôle de la vessie, changer les habitudes de manger et de boire de l’enfant, amener l’enfant régulièrement aux toilettes durant la nuit, l’utilisation d’un système d’alarme pour aviser lorsque l’on est mouillé et autres. Si votre enfant a ce problème, parlez-en avec votre médecin ou votre infirmière.

La consommation, sur une base régulière des médicaments pour le soulagement de la douleur ou des calmants vendus en vente libre dans les pharmacies, n’accroît pas les risque de développer une maladie rénale. Faux.

La consommation, de façon régulière et sur une longue période de temps, de médicaments, même de ceux qui sont en vente libre, peut amener des dommages aux reins. Il est donc important d’être prudent dans la consommation de ces produits. Parlez-en avec votre médecin, infirmière ou pharmacien.Le jus de canneberge aide à prévenir les infections des voies urinaires.Vrai. Le jus de canneberge a toujours eu la réputation de protéger contre les infections urinaires, mais la raison pour laquelle il est bénéfique était mal connue. Il semblerait que c’est la concentration de tanin dans le jus qui soit en cause. Le tanin semble empêcher les E.Coli, une bactérie responsable des infections urinaires, de s’agglutiner aux cellules des voies urinaires (urètre et vessie). Le tanin bloquerait le développement de structures que la bactérie utilise pour adhérer à nos cellules. Un autre aliment qui contiendrait du tanin en concentration élevée est le bleuet. Il y en a donc pour tous les goûts!

Les neuf critères du patient idéal
Selon le docteur G. Deray *, maintenir un état de santé satisfaisant implique de respecter les règles suivantes :
- ne pas fumer ;
- avoir une IMC <30 ;
- ne pas dépasser 35 kcal d’apport calorique quotidien ;
- ne pas boire plus de deux verres de vin rouge par jour ;
- respecter une consommation en sodium de 4g/j maximum ;
- maintenir sa pression artérielle à < 130-80 mmHg (IR) ;
- suivre un traitement par IEC ;
- présenter un taux d’hémoglobine >11g ;
- enfin, avoir un LDL-cholestérol < 1g/l

L’insuffisance rénale chronique, c’est quoi ?

L’insuffisance rénale : lorsque les reins sont usés
On parle d’insuffisance rénale lorsque les deux reins ne peuvent plus assurer correctement leur fonction de filtration du sang ; l’insuffisance rénale est chronique (IRC) quand elle évolue depuis plus de trois mois. L’insuffisance rénale chronique est une altération progressive mais irréversible de la capacité des reins à épurer le sang. Les déchets s’accumulent dans le corps et les nombreuses fonctions indispensables à l’organisme ne sont plus assurées par les reins, provoquant à terme de graves dysfonctionnements mettant la vie du malade en danger.

L’insuffisance rénale est étroitement liée à certaines pathologies telles que l’hypertension et le diabète qui détériorent les structures du rein progressivement. Son évolution est silencieuse et son diagnostic se fait souvent trop tard pour stopper l’évolution de la maladie.

On distingue 5 stades de gravité d’insuffisance rénale. Le plus grave, le stade, est appelé « insuffisance rénale chronique terminale », les reins assurent moins de 15 % de leur fonction. A cette phase avancée de la maladie, il est indispensable de recourir à la dialyse ou à une greffe de rein pour rester en vie.


Quelques chiffres sur l’insuffisance rénale

On estime que près de 3 millions de français souffrent d’insuffisance rénale , la plupart l’ignorant. D’ici à 2050, du fait du vieillissement de la population et de la prévalence croissante des maladies comme le diabète, l’hypertension et les maladies cardio-vasculaires, l’insuffisance rénale va concerner de plus en plus de monde.

Actuellement, un Français sur 20 ne sait pas qu’il a les reins malades1. La méconnaissance du rôle indispensable des reins dans notre organisme (60% des français pensent encore que les reins ne font qu’éliminer les déchets, les autres fonctions restant largement ignorées) et le manque de prévention font que la maladie est encore souvent diagnostiquée trop tard. On estime que 20 à 35 % des insuffisances rénales ne sont diagnostiquées qu’au stade terminal. Cela concerne, en France, environ 8500 nouveaux patients chaque année .

Les dernières estimations montrent qu’en 2009, 68 000 personnes étaient en insuffisance chronique terminale en France . Près de la moitié des malades recourent à la dialyse, tandis que l’autre bénéficie d’une greffe de rein3. Le nombre d’insuffisants rénaux devant recourir aux traitements de suppléance augmente chaque année de 3 à 5%.1. 7300 patients sont actuellement en attente pour bénéficier d’une greffe de rein1.

Aux horizons 2025 et 2050, le coût de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique devrait s’établir entre 5 et 6 milliards d’euros . Cette estimation ne prend en compte ni l’augmentation des coûts des actes médicaux, ni celle pourtant inéluctable de la prévalence de l’insuffisance rénale chronique.

Avis de l’expert : Selon vous, pourquoi est-il important de sensibiliser le grand public à l’insuffisance rénale ?

Symptômes de l’IRC

L’insuffisance rénale chronique : un mal silencieux détecté trop tard

L’insuffisance rénale est une maladie silencieuse qui ne provoque aucun symptôme perceptible, en dehors de douleurs liées à des calculs urinaires ou des kystes rénaux compliqués (hémorragie, …). Son diagnostic se fait encore trop souvent tardivement, lorsque les reins ont au moins perdu plus de 50% de leur capacité. Certains patients ont souvent une bonne santé apparente alors que leurs reins ne fonctionnent plus qu’à 10 ou 20% de leurs capacités.

Pourtant, détectée à temps, il est possible de ralentir considérablement la progression de l’insuffisance rénale grâce à une prise en charge médicale précoce.

Les symptômes de l’insuffisance rénale
Indépendamment de la maladie qui en est la cause quand cette maladie engendre des symptômes, l’insuffisance rénale à son stade précoce est une maladie asymptomatique. Au début, il n’y a donc aucun signe d'alerte pour le malade. Il faut attendre une dégradation importante des reins pour que des manifestations apparaissent. Chez les personnes à risque, le suivi régulier par des analyses de sang et d’urines est donc la seule manière de détecter la maladie à temps.

Lorsque l’insuffisance rénale chronique a déjà atteint un stade sévère, les symptômes suivants peuvent apparaitre (liste non exhaustive) :
· une sensation de mal-être global, une fatigue excessive, des essoufflements à l’effort, des troubles du sommeil : les reins ne stimulent plus suffisamment la production de globules rouges qui deviennent insuffisants à une bonne oxygénation des organes, provoquant une anémie,
· perte d’appétit, nausées, mauvais goût dans la bouche qui sont dus à l’accumulation de déchets toxiques dans le sang ayant un effet anorexigène,
· un besoin fréquent d’uriner, particulièrement la nuit.

A un stade plus avancé de l’insuffisance rénale chronique, on peut constater aussi :
· des gonflements paupières et/ou des chevilles (œdèmes): l’élimination d'eau et de sel devient insuffisante et les reins produisent moins d’urine.
· démangeaisons persistantes, crampes nocturnes, troubles du rythme cardiaque : provoqués par un surplus de phosphore ou de potassium dans l’organisme,
· de l’hypertension : l’accumulation du sel dans le sang ainsi que la sécrétion en excès d’une hormone hypertensive par les reins provoquent une augmentation de la pression artérielle.
Avis de l’expert : Selon vous, malgré les techniques simples de dépistage, pourquoi l’insuffisance rénale est-elle détectée trop tardivement pour bon nombre de patients ?

Les facteurs de risque

L’insuffisance rénale chronique concerne avant tout les hypertendus et les diabétiques, qu'ils soient traités par médicaments antihypertenseurs et antidiabétiques oraux, ou simplement par mesures hygiéno-diététiques. Il existe plusieurs autres facteurs de risque dont le plus fréquent est l'âge ; en effet, physiologiquement, à partir de 60 ans, le fonctionnement rénal décroît progressivement, ce qui explique la plus grande vulnérabilité des personnes âgées.

Pour savoir si vous avez un risque de souffrir d’insuffisance rénale, nous vous proposerons ultérieurement un test (rajouter lien du test ultérieurement)

L’hypertension et le diabète, principaux responsables de l’insuffisance rénale chronique
L’insuffisance rénale chronique est liée approximativement dans un quart des cas à une hypertension, et un autre quart au diabète sucré. L’hypertension et le diabète sont à l’origine de la moitié des cas d’insuffisance rénale. Ces deux pathologies engendrent en effet des lésions vasculaires qui endommagent les tissus du rein.
Beaucoup de diabétiques ne mesurent pas encore l’importance du risque accru d’insuffisance rénale ; il est important de les informer et de leur rappeler la nécessité d'une surveillance.

Avis de l’expert : Par quels mécanismes le diabète et l’hypertension endommagent-il les reins?

Les autres facteurs de risque
L’Agence de Biomédecine définit, en plus du diabète et de l’hypertension, d’autres facteurs qui sont également à l’origine de l’insuffisance rénale chronique . Ainsi les risques d’IRC sont augmentés par :
- L’obésité : Un IMC (Indice de Masse Corporelle) supérieur à 30 kg/m² augmente nettement les risques de développer une maladie cardiovasculaire et un diabète, et par conséquence une insuffisance rénale.
- Les maladies cardiovasculaires.
- L’âge de plus de 60 ans. A partir de 40 ans, le nombre de néphrons (les unités fonctionnelles des reins) diminue progressivement.. A 80 ans, nos reins ne fonctionnent plus qu’à 40% de leur capacité d’origine en moyenne.
- Des antécédents familiaux d’insuffisance rénale chronique.
- Des uropathies obstructives (calculs, malformation des voies urinaires ...).
- Des maladies systémiques (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux, sclérodermie…)
- La prise de médicaments néphrotoxiques comme les anti-inflammatoires anti-stéroïdiens ou le lithium (traitement des troubles bipolaires).
- Un poids de naissance inférieur à 2,5 kg.
- Des épisodes d’insuffisance rénale aiguë.
Une mauvaise hygiène de vie, le stress, une alimentation déséquilibrée ou excédentaire, en particulier en ce qui concerne le sel ou le sucre, peuvent entraîner également des troubles métaboliques avec un retentissement rénal.
L’insuffisance rénale chronique
Demain, 25% de la population européenne aura plus de 60 ans, soit 160 millions de personnes et les pathologies chroniques vont se développer.
Un Français sur 20 a les reins malades et ne le sait pas ! Aux horizons 2025 et 2050, du seul fait du vieillissement de la population, le coût de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique (IRC) devrait s’établir entre 5 et 6 milliards d’euros. Cette estimation ne prend en compte ni l’augmentation des coûts des actes médicaux, ni celle pourtant inéluctable de la prévalence de l’insuffisance rénale chronique en raison notamment de l’augmentation du diabète de type 2 dans la plupart des pays développés.
Rappel :
L’eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d’eau pour une personne de 70 kilogrammes.
À l’intérieur de l’organisme, l’eau n’est pas répartie uniformément. Sa concentration varie d’un organe à l’autre, on la retrouve à 90 % dans le sang.
Outre le sang, les organes les plus riches en eau sont le coeur et le cerveau.
Le corps humain ne peut pas stocker l’eau. En effet, l’organisme élimine en permanence de l’eau via les excrétions (principalement l’urine), la respiration (au moment de l’expiration), et la transpiration.
Pour maintenir l’organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par les apports.
Les reins filtrent le sang dont ils soustraient les déchets métaboliques pour les éliminer dans les urines.
Protéger ses reins, c’est aussi protéger son coeur. A tout âge, un dépistage urinaire assure que les reins fonctionnent toujours bien.
Référence :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/usages/eauOrga.html 

 
Quels sont les patients ayant un risque particulier de développer une insuffisance rénale chronique (IRC) ?

C'est avant tout les hypertendus et les diabétiques, qu'ils soient traités par médicaments antihypertenseurs et antidiabétiques oraux, ou simplement par mesures hygiéno-diététiques.
Il existe plusieurs autres facteurs de risque dont le plus fréquent est l'âge de plus de 60 ans ; en effet, physiologiquement, le fonctionnement rénal décroît progressivement, ce qui explique la plus grande vulnérabilité des personnes âgées.
L'insuffisance rénale n'entraîne aucun symptôme pendant la plus grande partie de son évolution. On ne se sent donc pas malade ! Les signes qui alertent le patient, tels que fatigue, perte d'appétit, essoufflement, démangeaisons, n'apparaissent qu'au stade terminal, quand la dialyse ou la transplantation deviennent nécessaires.
L’insuffisance rénale chronique est un risque pour bon nombre de vos patients. Nous vous proposons quelques clés pour la dépister et ralentir sa progression.
L’hypertension et le diabète sont des facteurs de risque majeurs d’insuffisance rénale, ainsi que certaines maladies génétiques ; il faut donc ne pas négliger les antécédents familiaux d’insuffisance rénale chronique et de diabète.
Beaucoup de diabétiques n'ont pas compris qu'ils avaient un risque accru d’insuffisance rénale ; il est pour eux important de les informer et de leur rappeler la nécessité d'une surveillance.
Une mauvaise hygiène de vie, le stress, une alimentation déséquilibrée ou excédentaire, en particulier en ce qui concerne le sel ou le sucre, peuvent entraîner des troubles métaboliques avec un retentissement rénal.
Rappel des facteurs de risque d'insuffisance rénale (Agence de Biomédecine) :
• Diabète
• Hypertension
• Obésité > 30 kg/m²
• Maladie cardiovasculaire
• Personnes âgées > 60 ans
• Antécédents familiaux d’insuffisance rénale chronique
• Uropathies obstructives
• Maladies de système
• Médicaments néphrotoxiques
• Bas poids de naissance (<2,5 kg)
• Épisodes d’insuffisance rénale aiguë

Les marqueurs d’atteinte rénale peuvent être des anomalies morphologiques (à l’échographie ou autres examens…), histologiques (sur une biopsie rénale) ou biologiques : hématurie, leucocyturie, protéinurie et actuellement, microalbuminurie qui est un marqueur de retentissement rénal plus précoce en présence de diabète, d'hypertension artérielle et maladie cardio-vasculaire.
Recommandations générales : Comment prendre soin de ses reins ?
Tous les moyens de prévention et de lutte contre le diabète, l'hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires sont importants. De plus, une bonne hygiène de vie contribue à la bonne santé des reins.

Quelques conseils utiles…
• Boire la quantité d’eau adaptée à ses besoins (au moins 1 à 1.5 litre par jour), répartie sur la journée, afin de faciliter le travail des reins
• Avoir une alimentation équilibrée afin d’éviter le surpoids et l’excès de cholestérol
• Ne pas manger trop salé car l’excès de sel favorise l’hypertension, facteur de risque des maladies rénales
• Pratiquer régulièrement une activité physique pour prévenir la surcharge pondérale et l'obésité, souvent associées au diabète et à l'hypertension artérielle
• Arrêter de fumer car le tabac accélère l'évolution des maladies rénales et cardio-vasculaires en accélérant le vieillissement
A faire également :
• Faire contrôler régulièrement sa tension artérielle. En effet, une tension trop élevée peut révéler un problème rénal ou en provoquer un
• Les tests par bandelette urinaire permettent de rechercher la présence d'albumine et de sang dans les urines
• Pour une personne diabétique et/ou hypertendue, un dosage annuel de la créatinine sanguine est recommandé. La recherche dans les urines de protéine ou de microalbumine doit être également périodiquement réalisée
Faire attention à certaines substances qui peuvent être toxiques à terme pour les reins. Ainsi il faut absolument :
• Eviter l’automédication ; elle peut être nocive pour les reins
• Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, peuvent être toxiques pour les reins. Il en est de même pour certains analgésiques, comme le Paracétamol et l'Aspirine, s’ils sont utilisés à fortes doses sur de longues périodes
• Etre vigilant quant à l’abus de laxatifs ou de diurétiques
• Eviter la consommation de produits dont la composition n’est pas clairement identifiée (herbes chinoises et autres substances pour maigrir, compléments alimentaires, …)
• Se méfier des régimes hyperprotéinés, qui peuvent fatiguer les reins
• A côté des médicaments déjà cités, d'autres sont connus pour leur toxicité rénale : lithium, immuno-suppresseurs et anti-cancéreux
• L'IRC peut être aggravée par l'injection de produits de contraste iodés pour imagerie (scanners surtout). Par contre, l'IRC expose au risque de Fibrose Néphrogénique Systémique (grave modification de la peau et des tissus) lors de l'utilisation des substances paramagnétiques (IRM)

Rappel : le traitement par dialyse doit être débuté dans tous les cas, lorsque la clairance de la créatinine atteint 5 ml/mn.

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