L'Amicale des dialysés français

 

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Futurons-nous ?

Dès à présent, il apparaît difficilement concevable, voire discutable au titre du principe universel de précaution, de ne pas proposer à tous les patients urémiques l’HDF à haut volume comme traitement de suppléance conventionnel

L’hémodiafiltration à haut-volume, un nouveau paradigme dans le traitement de l’insuffisance rénale chronique ultime : de la théorie aux preuves cliniques.

Professeur Bernard Canaud

Pourquoi faut il améliorer le traitement de suppléance par dialyse ?& Université de Montpellier - UFR Médecine, Montpellier-FranceLa suppléance rénale artificielle par dialyse est un traitement reconnu et largement éprouvé de l’urémie chronique. La dialyse et la transplantation rénale représentent le socle thérapeutique et nécessairement complémentaire de l’insuffisance rénale chronique ultime. En fin d’année 2011, l’hémodialyse assurait la survie de près de 3 millions de patients urémiques dans le monde dont près de 40 000 en France. En dépit des progrès considérables accomplis au cours de ces dernières décennies, dans la compréhension de la physiopathologie de l’insuffisance rénale chronique et de son traitement (caractérisation des toxines urémiques; identification des réactions de bioincompatibilités aux dispositifs d’épuration extracorporels ; identification des facteurs de risques etc. et dans l’amélioration des performances et de la tolérance des séances (généralisation du dialysat tamponné au bicarbonate, des hémodialyseurs à haute perméabilité et des maitriseurs d’ultrafiltration ainsi que de nombreuses autres options techniques), l’hémodialyse conventionnelle intermittente courte demeure entachée d’une morbidité (hospitalisation 9 à 12 jours annuellement) et d’une mortalité élevées (12 à 16 % par an en Europe).

Medical Board FMC, Bad Homburg-Germany

Comment améliorer les résultats du traitement de suppléance rénale ?

De façon intéressante, comme le souligne l’étude internationale DOPPS, les résultats du traitement de l’insuffisance rénale par hémodialyse varient considérablement d’un pays à l’autre. De nombreuses raisons sont avancées pour expliquer ces différences. Pour ne citer que les principales soulignons : les profils médicaux des patients traités (âge avancé, prévalence des comorbidités en particulier du diabète sucré et des maladies cardiovasculaires…) ; la grande hétérogénéité des pratiques médicales tant au niveau national, régional que local; les méthodes thérapeutiques prescrites ; les ressources économiques et/ou les prestations médicales (médicale et/ou médicosociale) allouées à l’insuffisance rénale ; la variabilité des systèmes de contrôle de qualité et d’indicateurs de performances ; etc. Quel qu’en soient les explications, force est de constater que le gain de vie ou de qualité de vie des patients en hémodialyse, ne progresse pas aussi vite que les progrès réalisés dans le domaine médical et technique.

Ce constat souligne la complexité métabolique de la maladie rénale chronique et le fait que les lésions urémiques s’installent bien avant la prise en charge en dialyse, mais également met en évidence les lacunes de l’hémodialyse conventionnelle courte. Sans entrer dans les détails, trois éléments sont clairement identifiés dans ce contexte : 1. La capacité d’épuration des toxines urémiques est limitée par le caractère diffusif de l’hémodialyse et par la durée trop courte des séances d’hémodialyse ; 2. L’intermittence du traitement est responsable d’un déséquilibre permanent de la composition du « milieu intérieur » responsable notamment de variations volémiques et tensionnelles délétères survenant au cours des séances de dialyse (épisodes d’hypotension artérielle perdialytiques); 3. La répétition des réactions d’hémoincompatibilités induites par la circulation extracorporelle et le contact avec un dialysat microbiologiquement contaminé.


Qu’apporte l’hémodiafiltration dans ce contexte ?

L’hémodiafiltration « en-ligne » (HDF), a été introduite dans le traitement de l’insuffisance rénale chronique dans les années 80. L’originalité de cette méthode est double : d’une part, elle associe aux transferts diffusifs classiques de l’hémodialyse, les transferts convectifs de l’hémofiltration permettant d’éliminer des toxines urémiques de haut poids moléculaires ; d’autre part, elle repose sur la production « en-ligne » du liquide de substitution par stérilisation à froid (double ultrafiltration stérilisante) du dialysat frais produit par le moniteur-générateur d’hémodiafiltration. L’HDF « en-ligne » apporte ainsi une réponse plus appropriée aux besoins du patient urémique : 1. Elle accroît l’efficacité de l’épuration en élargissant le spectre moléculaire des solutés éliminés en se rapprochant de la filtration glomérulaire naturelle ; 2. Elle requiert l’utilisation de dialysat ultrapur qui prévient l’activation des systèmes cellulaires et protéiques sanguins et améliore l’hémocompatibilité du dispositif d’épuration extracorporel ; 3. Elle produit un liquide de substitution à faible coût et en quantité virtuellement illimitée ; 4. Elle permet le développement de méthodes thérapeutiques innovantes (automatisation des procédures, rétrocontrole volémique…).

L’HDF « en-ligne » n’est plus une méthode expérimentale réservée à quelques unités d’élite ou à des patients sélectionnés. L’HDF fait actuellement partie de l’offre thérapeutique courante du traitement de l’insuffisance rénale chronique. Le taux de progression de l’HDF est linéaire (de l’ordre de 2% par an) dans l’ensemble des pays Européens. À ce jour, l’HDF assure le traitement régulier de plus de 18% de la population urémique en Europe (plus de 50000 patients) dépassant ainsi largement la prévalence de la dialyse péritonéale. La sécurité de cette méthode n’est plus à prouver au vu du nombre de séances réalisées annuellement (plus de 7 millions) et des milliers de mètres cubes de liquide de substitution infusés annuellement sans événements particuliers. L’efficacité de l’HDF a été également très largement démontrée dans des études de courtes ou de moyennes durées. Le gain d’épuration par rapport à l’hémodialyse conventionnelle porte essentiellement sur les toxines de haut poids moléculaires. De façon schématique, il est de 10 à 15% sur les solutés de faibles poids moléculaires (urée et créatinine), de 15 à 20% pour des solutés intermédiaires (phosphates inorganiques) et de 50 à 200% sur les solutés de haut poids moléculaires (B2M, Leptine…).


Qu’apporte les études cliniques évaluant l’hémodiafiltration ?

Comme toute thérapie, la suppléance rénale doit être évaluée sur des résultats à long terme et sur des critères robustes de morbi-mortalité. C’est le principe même de la médecine basée sur les preuves.

Avant 2006, de nombreuses études avaient rapportées les bénéfices de l’HDF « en-ligne » par rapport à l’hémodialyse conventionnelle. De façon globale, l’ensemble des études soulignait la meilleure tolérance des séances, la plus grande efficacité basée sur des biomarqueurs originaux et suggérait une morbi-mortalité réduite pour les patients traités par HDF. Cela dit, les études étaient de courte durée, portaient sur de faibles effectifs et pour la plupart n’étaient pas randomisées, ce qui en a réduit beaucoup la portée scientifique.

En 2006, DOPPS (Dialysis Outcomes Practice Patterns Study), une étude internationale utilisant les données de sa branche Européenne incluant 2165 patients a rapporté pour la première fois un gain de survie de 35% chez les patients traités par HDF haute efficacité (volume de substitution compris entre 15 et 20 litres par séance) par rapport à ceux traités par hémodialyse basse ou haute perméabilité, y compris ceux traités par HDF mais à faible efficacité (5 à 15 litres par séance). Cette étude prospective randomisée non-interventionnelle, utilisant des modèles statistiques appropriés (modèles de régression Cox avec ajustement pour différentes variables confondantes : age, 14 comorbidités, dose de dialyse, effet des pratiques du pays et du centre…) a été la première à montrer la supériorité de l’HDF par rapport aux autres méthodes de dialyse et à suggérer que le volume de substitution, considéré comme un substitut de la dose convective, jouait un rôle majeur dans le gain de survie des patients. De plus, cette étude a retrouvé des effets bénéfiques sur différents indicateurs d’efficacité de l’HDF (réduction du profil inflammatoire, facilitation de la correction de l’anémie et réduction des besoins en EPO…).

Faisant suite aux résultats de l’étude DOPPS, cinq études randomisées contrôlées (Pays-Bas, Italie, Turquie, Espagne-Catalogne, France) ont été lancées de façon quasi simultanée en Europe pour confirmer le rôle bénéfique de l’hémodiafiltration sur la survie des patients insuffisants rénaux chroniques. Quatre ont été rapportées et la dernière en France est en cours d’analyse.

Sans entrer dans les détails de ces différentes études, nous résumerons les principaux éléments de la façon suivante. Ces études sont résumées dans le tableau de la figure 2.

L’étude italienne (Italian Convective vs Diffusive Study) a exploré essentiellement la tolérance hémodynamique (quantifiée par le nombre d’épisodes d’hypotension artérielle par séance) des séances de dialyse chez 146 patients randomisés en trois groupes (2/1/1) traités respectivement par hémodialyse basse perméabilité (70), hémofiltration prédilutionnelle (36) et hémodiafiltration prédilutionnelle (40) sur une période de 24 mois. De façon intéressante, l’HDF apporte une réduction de 50,9% des épisodes hypotensifs, alors que l’HF ne les réduit que de 18,4% et que l’HD basse perméabilité tend à les accroitre de 9,9%. Il est intéressant de constater que cette réduction des épisodes hypotensifs est obtenue en dépit d’une fréquence relativement faible (7,5%) des hypotensions sur près de 30 000 séances. Aucune différence significative de mortalité ou de morbidité n’est observée avec l’HDF ou l’HF, mais il est important de souligner que la mortalité annuelle dans cette cohorte est de moins de 7%.

L’étude des Pays-Bas (CONTRAST) a comparé la morbi-mortalité (toutes causes et d’origine cardiovasculaire) chez plus de 714 patients insuffisants rénaux prévalents randomisés en deux groupes traités soit par hémodialyse basse perméabilité (356pts), soit par hémodiafiltration postdilutionnelle (358 pts) sur une période de 36 mois. Basée sur les objectifs primaires et secondaires, cette étude a été considérée comme non conclusive et n’a pas permis d’affirmer la supériorité de l’HDF. Deux points méthodologiques méritent cependant d’être soulignés dans cette étude : d’une part, près de deux tiers des patients n’atteignirent par les volumes d’ultrafiltrations établis par le protocole (soit 6 litres par heure) et peuvent être considérés en violation de protocole alors qu’ils sont inclus dans l’analyse finale ; d’autre part, une analyse en sous-groupes établis selon les volumes ultrafiltrés (tertiles <18,17 ; 18,18-21,95 et >21,95) montre clairement un effet bénéfique des hauts volumes (>21.95) par rapport aux plus faibles (<15litres) avec une réduction de mortalité globale de 39% et de 28% pour les événements cardiovasculaires.

L’étude Turque (Turkish HDF study) a comparé la morbi-mortalité (globale et d’origine cardiovasculaire) chez plus de 782 patients insuffisants rénaux prévalents randomisés en deux groupes recevant, soit un traitement par hémodialyse haute perméabilité (391), soit un traitement par hémodiafiltration postdilutionnelle (391). Basée sur les objectifs primaires et secondaires de l’hypothèse de base, cette étude n’a pas apporté pas la preuve de la supériorité de l’HDF par rapport à l’HD haute perméabilité. Un certain nombre de points méthodologiques méritent également d’être soulignés : d’une part, près de 50% des patients en HDF ont reçus un volume de substitution inférieur à 17,4 litres par séance, soit inférieur au volume prévu de 5 litres par heure ; d’autre part, le groupe de patients qui a bénéficié de plus de 17,4 litres de volume de substitution par séance soit près de 20 litres ultrafiltrés (incluant la perte de poids) a un gain de survie hautement significatif avec une réduction du risque relatif de mortalité globale de 46% et cardiovasculaire de 71%. Dans cette étude également, le volume ultrafiltré total, considéré comme un substitut de la dose convective, a un rôle essentiel protecteur sur la mortalité des patients.

Sans être positive au plan statistique, les études Hollandaise et Turque apportent néanmoins un élément de réflexion clinique intéressant en suggérant un effet dose convectif direct sur la réduction de mortalité.

L’étude Catalane (ESHOL study) très récemment rapportée a comparé les effets de l’HD haute perméabilité et de l’HDF postdilutionnelle sur la morbi-mortalité chez 906 patients insuffisants rénaux prévalents randomisés pour recevoir l’une ou l’autre de ces méthodes. Basée sur ses objectifs primaires et secondaires, cette étude apporte pour la première fois la preuve que l’hémodiafiltration haut volume est supérieure (450) à l’HD haute perméabilité (456) en réduisant la mortalité globale de près de 30% à 36 mois. L’analyse complémentaire multivarié par modèle de régression de Cox retrouve également une réduction de la mortalité cardiovasculaire (33%), des accidents cérébraux (61%), une réduction des épisodes hypotensifs (28%), hospitalisation (22%), infection (22%)… Au plan méthodologique, cette étude apporte également des éléments importants à souligner : d’une part, une très grande homogénéité des pratiques cliniques au sein des différents centres participants marqués par des débits sanguins proches de 400ml/min, des durées de traitements de 240 minutes et des fistules AV chez près de 90% des patients; d’autre part, l’obtention chez près de 90% des patients d’un volume d’ultrafiltration total supérieur à 22 litres par séance ; enfin, les critères d’efficacité de dialyse apparaissent atteints dans la grande majorité des patients. Un résumé des principaux résultats de cette étude est rapporté sur la figure 3.

L’étude Française (PHRC HDF) est en cours d’analyse. Elle a ciblé une population spécifiquement plus âgée (plus de 65 ans) en comparant les effets de l’HD haute perméabilité à celle de l’hémodiafiltration postdilutionnelle sur la tolérance des séances, la qualité de vie et la morbi-mortalité. Elle apportera un complément d’information utile aux études précédemment citées en évaluant notamment une population plus fragile mais aussi plus représentative de la population actuellement traitée.



Que retenir en pratique ?

En 2013, l’hémodiafiltration « en-ligne » peut être considéré comme une méthode sure et très efficace qui a atteint sa phase de maturité. L’HDF assure le traitement de plus de 50 000 patients en Europe et bénéficie d’une augmentation régulière du nombre de patients traités de près de 2% par an.

La supériorité de l’HDF qui avait été suggérée par l’étude DOPPS est maintenant confirmée par les études interventionnelles récemment rapportées. En dépit de l’absence de preuves formelles, en partie liées à des problèmes méthodologiques, les études Hollandaise et Turque suggèrent néanmoins un effet bénéfique des doses convectives élevées sur la survie des patients. L’étude Catalane (ESHOL) ayant respectée des pratiques cliniques très homogènes, a clairement démontré le rôle bénéfique de l’hémodiafiltration à haut volume (> 21 litres par séance) sur la survie globale et cardiovasculaire des patients. De façon intéressante, cette étude a également mis en évidence une réduction significative des complications cardiovasculaires (ischémiques, accidents vasculaires cérébraux) et infectieuses ainsi qu’une réduction significative des hospitalisations.

Au plan clinique, l’HDF peut être considérée actuellement comme supérieure aux autres méthodes de suppléance rénale dans la mesure où la dose convective optimale est atteinte (>22litres par séance pour un poids sec moyen de 70kgs). La technologie moderne permet une mise en œuvre facile à un coût virtuellement équivalent à celui de l’hémodialyse haute perméabilité avec dialysat ultrapur. Dès à présent, il apparaît difficilement concevable, voire discutable au titre du principe universel de précaution, de ne pas proposer à tous les patients urémiques l’HDF à haut volume comme traitement de suppléance conventionnel. L’HDF représente à ce titre, un nouveau paradigme thérapeutique pour l’insuffisance rénale chronique.


Le Tages Anzeiger dans son édition du jour informe que des chercheurs suisses travaillent sur une invention qui pourrait changer la vie des personnes obligées de faire une dialyse hebdomadaire. La presse romande revient principalement sur deux sujets: le procès Ségalat et la nomination du Secrétaire d'Etat à la formation.

Un rein artificiel accroché à la ceinture

Le Tages Anzeiger présente ce matin une invention qui pourra peut-être enfin remplacer les soins éprouvants de la dialyse. En Suisse, 3000 personnes prennent rendez-vous chaque semaine pour se faire nettoyer le sang par une machine. Le projet européen Nephron est ainsi attendu par les patients, il leur permettra de retrouver une vie sociale et professionnelle normale. Des ingénieurs suisses spécialisés dans la miniaturisation collaborent avec des collègues européens pour mettre au point un rein artificiel mobile qui ne devrait pas peser plus de trois kilos. Le quotidien zurichois cite le néphrologue lausannois Michel Burnier, pour qui cet appareil pourra aussi présenter l'avantage, en pratiquant une dialyse en continu, de stabiliser et d'améliorer l'état du patient. Les premiers tests - concluants - ont lieu actuellement aux Pays-Bas sur des chèvres. Les premiers essais sur les humains sont prévus pour l'an prochain. Et il faudra attendre au moins jusqu'en 2017 pour voir les premiers reins transportables. Peut-être un jour :

Mise au point d’un rein artificiel portable Par Le Potentiel

Un rein artificiel portable,une invention du Neerlandais Wilhem Kolff, dont le prototype présenté a connu en trente ans un progrès dans la miniaturisation et fiabilisation des composants, vient d’être mis au point. Selon le journal « The Lancet » relayé par l’ACP, huit patients atteints d’insuffisance rénale terminale (reins n’épurent plus), déjà dialysés chroniques depuis près de dix-huit ans, ont été connectés 4 et 8 heures par jour, quotidiennement sur l’appareil de dialyse portable (WAK). Le sang du malade est ponctionné dans sa fistule artérioveineuse habituelle (généralement au pli du coude), par une aiguille classique, et aspiré par une tubercule par une pompe pulsatile masculaire alimentée par une batterie miniature de 9 volts. Le sang passe au travers des fibres semi-perméables d’un réacteur de dialyse de moins de 100 g, où il échange ses déchets (urée, ions, crétanine) qui se déversent dans le dyalisat qui a son système de pompe, une poche ballast pour l’urine produite, et un système de régénération du liquide de dyalise mis au point par la Nasa pour les astronautes. Le système est également muni de 4 microscopes. L’ensemble de l’appareil tient dans une large ceinture de 5 Kg. Muni de deux servomécanismes, l’appareil détecte toute anomalie et bloque la pompe d’ultrafiltration. Il y a aussi sur le circuit artériel et veineux des détecteurs d’humidité qui alertent en cas de fuite des connexions. Le WAK a un débit plus faible qu’un « rein » artificiel classique, mais épure tout aussi bien les petites que les grosses molécules, les toxines qui provoquent l’urémie, la dialyse rénale intermittente. Lésions rénales graves exige une attention médicale, et le rein artificiel portable (WAK) est la dernière option de traitement, offrant un traitement de dialyse continue aux patients souffrant d'IRT par l'utilisation de nanomatériaux comme les nanotubes de carbone à imiter une fonction rénale normale. Aux individus de gagner une qualité de vie améliorée de façon spectaculaire, en tant que traitement nécessite une intervention minimale pour le patient. Waks sont entièrement automatisés, fonctionnant sur batterie, léger, étanche à l'eau, ne restreignent pas de style de vie ou de régime, et d'éliminer les procédures de dialyse normales, ce qui peut prendre jusqu'à quatre heures, trois fois par semaine. Waks également d'éviter les déséquilibres électrolytiques soudaines associées à la dialyse chronométré, et de recyclage des fluides corporels afin de réduire la perte de protéines et d'éliminer les pertes d'eau, offrant aux patients au STIR avec un soin plus sûr.

Le projet Nephron + souhaite remplacer les dialyses par un rein portable artificiel Par Ghislaine Bloch

Le filtre portable qui épure les toxines est codéveloppé au CSEM. L’appareil, encore expérimental, est testé sur des chèvres

Un rein artificiel portable et externe de moins de trois kilos qui libérerait les patients des séances de dialyse en milieu hospitalier? Telle est l’ambition du projet européen Nephron + auquel participe le Centre suisse d’électronique et de microtechnique à Neuchâtel (CSEM). Le projet Nephron +, financé à hauteur de 6,5 millions d’euros, espère réaliser les premiers tests sur l’être humain à fin 2013 et commercialiser les premiers appareils d’ici à dix ans environ, à travers une fondation néerlandaise. Plusieurs défis doivent encore être relevés. D’autres projets de reins artificiels externes sont à l’étude. La société américaine Xcorporeal avait publié en 2007 dans The Lancet, une des principales revues médicales, un article sur le rein artificiel (WAK). Huit patients atteints d’insuffisance rénale terminale (les reins n’épurent plus), déjà dialysés chroniques depuis près de dix-huit ans, ont été connectés entre 4 et 8 heures par jour sur l’appareil portable (WAK). «Ce système est lourd et ressemble à une ceinture de terroriste», compare avec une pointe d’humour Michel Burnier. L’avantage du projet codéveloppé au CSEM réside dans sa miniaturisation.

Recherche alphabétique sur les médicaments ( Mis à jour : Mercredi, 18 Janvier 2012). Cliquez sur une lettre pour accéder à la liste alphabétique d'un médicament. http://www.eurekasante.fr/medicaments/alphabetique.html

On en parle trop rarement : Ce qui permet à quelqu'un de s'arrêter de dialyser ? http://fr.all-facts.com/health/ce-qui-permet-%C3%A0-quelquun-de-sarr%C3%AAter-de-dialyse.php 

Voir cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=cm-nIU9PVsM  

•Liste des forfaits de traitement de l’insuffisance rénale chronique en centre facturables par les établissements de santé mentionnés aux d et e de l’article l. 162-22-6 du code de la sécurité sociale :

Code D09 – Forfait d’hémodialyse en centre.

Code D10 – Forfait d’hémodialyse en centre pour enfant

Code D11 – Forfait d’hémodialyse en unité de dialyse médicalisée.Code D17 – Forfait d’entraînement à l’hémodialyse à domicile et à l’autodialyse. Code D18 – Forfait d’entraînement à la dialyse péritonéale automatisée. Code D19 – Forfait d’entraînement à la dialyse péritonéale continue ambulatoire.

•Liste des forfaits de l’insuffisance rénale chronique à domicile ou en autodialyse :

Code D12 – Forfait d’autodialyse simple Code D13 – Forfait d’autodialyse assistée Code D14 – Forfait d’hémodialyse à domicile

Code D15 – Forfait de dialyse péritonéale automatisée (DPA)

Code D16 – Forfait de dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA)

Code D20 – Forfait d’entraînement à la dialyse péritonéale automatisée

Code D21 – Forfait d’entraînement à la dialyse péritonéale continue ambulatoire

Les événements indésirables graves dans les établissements de santé : fréquence, évitabilité et acceptabilité http://www.data.gouv.fr/donnees/view/Les-%C3%A9v%C3%A9nements-ind%C3%A9sirables-graves-dans-les-%C3%A9tablissements-de-sant%C3%A9-%3A-fr%C3%A9quence%2C-%C3%A9vitabilit%C3%A9-et-acce-30378385?xtmc=sant%C3%A9+publique&xtcr=1

Parmi les principales conclusions: - Parmi les 245 patients dans l’essai quotidien, les patients randomisés à fréquenter par rapport à la dialyse conventionnelle n’a connu aucun changement significatif dans les performances physiques, mais ils ont indiqué qu’ils estimaient que leur santé physique et le fonctionnement s’est amélioré. - Parmi les 87 patients de l’essai nocturne, les patients ayant reçu une dialyse fréquente n’a pas démontré une meilleure performance physique ou signaler une meilleure santé physique et le fonctionnement par rapport aux patients ayant reçu de dialyse classique. Les patients des deux groupes ont présenté une amélioration de la santé physique et le fonctionnement au cours de l’année, quoique peut-être grâce à l’interrupteur de traitements cliniques pour domicile. «La dialyse fréquente tel que pratiqué actuellement peut améliorer la vie de certains, mais n’est pas une solution rentable ou pratique visant à améliorer la santé physique de la plupart des patients atteints de la maladie rénale en phase terminale», a déclaré M. Hall. “Face à un nombre croissant de personnes présentant une forme progressive de maladies chroniques du rein dans le monde entier, nous devons envisager des stratégies innovantes largement au-delà de la manipulation de la dose de dialyse pour sensiblement améliorer ou à préserver la capacité physique des patients atteints de la maladie rénale en phase terminale,"a t-il ajouté.  http://www.francaisenouvelles.com/plus-nest-pas-toujours-mieux-dialyse-frequente-ne-nettement-ameliorer-la-sante-physique/ 

Aujourd'hui il est quasiment impossible d'obtenir un prêt sans avoir une assurance susceptible de prendre en charge les mensualités en cas de décès ou d'invalidité. Une étape très compliquée pour tous les patients atteints d'une maladie chronique. Pour faciliter les choses, un dispositif a été créé en 2007 : la convention AERAS (s'assurer et emprunter avec un risque de santé aggravé). Malgré tout, cela reste souvent un parcours du combattant… http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-maladies-chroniques-comment-assurer-son-pret-nbsp--9984.asp?1=1http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-maladies-chroniques-comment-assurer-son-pret-nbsp--9984.asp?1=1

Pour les plus férus d'entre vous : Calculateurs en ligne

Voici une nouvelle page pour les médecins Calculateurs en ligne car j’ai appris que certains d’entre vous n’ont pas d’iPhone et pas d’accès à pleins d’applications pratiques ! http://nephrohug.com/2011/11/21/calculateurs-en-ligne/

Problème pour les difficultés de certains hôpitaux publics pour les prélévements sanguins sur nos FAV, manque de personnel. Hors en ville peu de cabinet de biolgistes savent piquer nos fistules. Un problème à poser vers les ARS, il faut absolument protéger notre capital veineux.


Démarches à accomplir :

• Demander un dossier « Aide pour une complémentaire santé » à votre Caisse d’assurance maladie (CPAM, MSA, RSI)

ou auprès des Centres communaux d’action sociale (CCAS), des services sociaux etc.

• Remettez-le une fois complété à votre CPAM qui étudiera votre demande.

• Une attestation de droit à l’aide pour une complémentaire santé vous sera envoyée dans laquelle est intégré

le «chèque santé»

• L’organisme que vous aurez choisi déduira ce «chèque santé» de la cotisation de la garantie pour laquelle vous avez opté, vous n’aurez ainsi que le solde de la cotisation à verser.

ÉCHO DES REINS COMTOIS

no 57 - octobre 2011


Santé La nouvelle version de la certification proposée par la Haute Autorité de santé contient dorénavant des références et des critères qui renforcent les dimensions du respect du patient, l’humanité de la prise en charge et le respect du droit à l’information. Les établissements de santé sont dorénavant évalués sur l’engagement du management et des instances de l’établissement pour promouvoir la bientraitance.

Cela peut tous nous concerner : Un Français sur six atteint d'une maladie chronique grave
http://www.romandie.com/news/n/_Un_Francais_sur_six_atteint_d_une_maladie_chronique_grave_290620110406.asp 

"La dialyse est un procédé qui prolonge la vie que, pour la plupart des patients atteints d'insuffisance rénale, implique assis sur une chaise trois fois ou plus par semaine connectés à un rein artificiel. Le sang est purifié en échangeant des fluides et des électrolytes à travers une membrane au cours de chacune de trois à quatre heures de session. Les patients sont attachés à la machine de dialyse par plusieurs moyens.

Ce point d'accès vasculaire est connu comme le «talon d'Achille» des patients sous dialyse.

Une des formes les plus courantes d'accès vasculaire est une fistule, qui est créé à partir de navires chirurgicalement le patient son propre sang. Les tubes utilisés pour prélever du sang vers et à partir du corps de la machine de dialyse sont reliés au corps à ce point d'accès.

Coagulation est l'une des principales complications d'un point d'accès et peut conduire à sa fermeture."

«Ces points d'accès ne durent pas éternellement", a déclaré Chang, un chercheur postdoctoral. "De nombreux patients passent par les points d'accès multiples déplaçant de droite à bras gauche, ou dans les jambes, si nécessaire, après des échecs répétés dans les bras. Quand un patient est à court de points d'accès, il devient une situation d'urgence. Tout ce que vous pouvez faire pour prolonger la vie du point d'accès est important. "

http://www.news-medical.net/news/20110730/4852/French.aspx  

Dossier médical du patient :Il s’agit du délai de huit jours dans lesquels les informations demandées doivent être communiquées lorsqu’elles concernent une hospitalisation datant de moins de cinq ans. Ce délai est rarement respecté, du fait, en particulier, de difficultés que rencontrent la plupart des établissements dans la gestion de ces demandes. Ce délai est illusoire et crée des déceptions et frustrations supplémentaires. Un projet de réforme a été proposé au Ministère de la

Dans la résolution des différends pouvant opposer un établissement à ses patients, la médiation tend à devenir le point de passage obligé que le législateur a voulu instaurer par la Loi du 04 mars 2002 et le Décret du 02 mars 2005. La Commission des Relations avec les Usagers et de la Qualité de la Prise en Charge (CRUQPC) est l’instance de premier recours susceptible de l’examiner et, le cas échéant, de la résoudre.

On peut également déplorer l’absence relative de statistiques permettant d’opérer, au moins entre établissements de même nature et de taille comparable, des comparaisons pertinentes, à la fois sur le nombre de réclamations, rapportées à l’activité, sur celui des médiations mais également sur leur nature.La démocratie sanitaire relativement jeune, nécessite pour le représentant des usagers (bénévole), un investissement en temps et en moyens, que la loi n’a pas précisément prévue. On assiste à une « professionnalisation » du représentant des usagers, les missions confiées étant de plus en plus nombreuses et techniques face à une attente croissante des usagers, en matière d’information et d’écoute difficilement compatible avec le statut réglementaire actuel. Ne faudrait-il pas envisager un nouveau statut calqué sur celui des délégués syndicaux indépendance ?

"Laisser mourir" :  les principales dispositions de la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie sont souvent ignorées ou mal comprises et ne sont, en conséquence, pas ou insuffisamment appliquées. Méconnue des professionnels, la loi l’est tout autant des malades et de leurs familles.

Pôle Santé et Sécurité des Soins

N° Azur 0 8 1 0 4 5 5 4 5

www.securitesoins.fr

 



         

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